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Kasumbalesa : la pratique des mamans HOHO, une perte pour l’État
Une pratique s’observe au couloir des petits commerçants transfrontaliers de Kasumbalesa depuis un certain temps.
Il s’agit du travail des mamans qui transportent les marchandises de la Zambie vers la République Démocratique du Congo communément appelée Mamans HOHO, la pratique consiste pour ces mamans à transporté les marchandises des grandes commerçants vers la République Démocratique du Congo par Kasumbalesa pour avoir au retour une motivation de 2000FC.
Ces femmes déclarent faire l’objet de la tracasserie de la part des agents de la DGDA au couloir des petits commerçants transfrontaliers à Kasumbalesa. » Nous sommes dans un Etat de droit, pourquoi une telle souffrance à Kasumbalesa pendant que l’État n’a crée de l’emploi pour nos maris, ou nos enfants, nous transportons les marchandises de la Zambie pour la République Démocratique du Congo, mais au couloir les agents de la DGDA nous tracassent sans pitié, nous demandons l’implication du président de la République Démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi, acteur majeur du slogan « le peuple d’abord », souligne l’une des mamans HOHO.
Du côté de la DGDA au couloir, on parle d’une fraude fiscale.
Selon une source de la douane, les mamans HOHO passent avec les marchandises non déclarées et elles veulent passer gratuitement. Cette pratique des mamans HOHO constitue un manque à gagner pour l’État congolais d’autant plus que ces mamans HOHO font du forcing en jouant le rôle de vélo, et les responsables des marchandises se cachent derrière cette pratique.
Joseph Malaba/Congoprofond
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
