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Effectif de la Primature : ACAJ contredit l’ODEP
Dans le cadre de ses investigations relatives aux effectifs des différentes institutions de la République, TACAJ avait sollicité et obtenu des services du Premier Ministre les effectifs de la Primature et du budget alloué par le Trésor public pour leurs rémunérations. A date, après divers recoupements avec les données reçues de la Direction de paie, et en attendant la publication du rapport détaillé, l’ACAJ peut de manière certaine indiquer que le Cabinet du Premier Ministre comprend 208 unités dûment recensées au titre de personnel politique, administratif et d’appoint.
Cependant, il importe de relever que la Primature, considérée au sens large, comprend, outre le personnel sus évoqué, plusieurs services publics y rattachés En l’occurrence, il s’agit : (i) du Secrétariat Général à la Primature; (ii) du Programme de Stabilisation et de Reconstruction des Zones Sortant des Conflits Armés; (ii) de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP); (iv) de la Cellule d’Analyse des Indicateurs du Développement (CAID); (v) du Comité National de Désarmement et de la Sécurité Internationale (CND-SI); (vi) du Bureau de Coordination et de Suivi des Programmes Sino-congolais, et (vii) de la Cellule de Gestion des Immeubles du Gouvernement.
Ces différents services sont essentiellement composés des agents de carrière des services publics de l’Etat régis par la Loi n° 16/013 du 15 juillet 2016 portant statut des agents de carrière des services publics de l’Etat. Dès lors, ils ne doivent pas être confondus avec le personnel relevant stricto sensu du Cabinet du Premier Ministre. Selon les informations recueillies par l’ACAJ, cette structuration date du Gouvernement Gizenga et a toujours figuré dans la loi des finances au titre des Prévisions Budgétaires pour le Cabinet du Premier Ministre. Ce qui constitue une aberration qu’il importe de corriger.
Au regard de ce qui précède, l’ACAJ recommande au Premier Ministre de mettre en place des mécanismes idoines devant permettre de faire un distinguo net entre le personnel de son cabinet politique et celui des services publics de l’Etat mis à sa disposition pour un fonctionnement optimal de la Primature. Aussi, pourrait-il fixer l’opinion quant aux chiffres des prévisions budgétaires et surtout leur exécution depuis l’entrée en fonction de son Gouvernement.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
