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RAM : le Sénat exige sa suppression immédiate !
Deux jours après la demande exigée par la commission Economique, Financière et
Contrôle budgétaire (ECOFIN) de l’Assemblée Nationale, dans l’affaire du Registre des Appareils Mobiliers (RAM), la commission Economique, Financière et Bonne gouvernance du Sénat s’est aussi invitée à la manœuvre.
En effet, au cours de la
plénière du Sénat du 13 décembre 2021,
Célestin Vunabandi, Vice-président
commission ECOFIN, a également demandé
la restitution aux usagers des fonds qui ont été indûment perçus et l’organisation des consultations techniques avec les
professionnels des télécoms en RDC pour repenser complètement le RAM.
«Votre commission a réaffirmé avec
force le caractère arbitraire et inique
de la taxe RAM, même si elle est assise
sur des dispositions réglementaires au
demeurant contestable. En effet, à
partir du moment où la taxe RAM est
un prélèvement obligatoire où la
contrepartie n’est pas perceptible, elle prend le caractère d’une taxe
parafiscale qui ne peut être perçue
qu’en vertu de la Loi et comptabilisé
au compte du Trésor Public», a
déclaré Célestin Vunabandi.
Il a aussi indiqué qu’au regard de la
clé de répartition des recettes du
RAM : 65 % pour l’ARPTC, 5 % pour les opérateurs mobile Money et 30%
pour un opérateur économique
dénommé ‘’5C Energie RDC’’ dont les
prestations restent encore
‘’énigmatiques’’; il se cache une
certaine opacité dans la gestion de ces
ressources.Ce, avant de formuler leur exigence sur la suppression de la taxe RAM sur toute l’étendue du territoire national.
Autres points à l’ordre du jour
Cependant, au cours de cette même
séance plénière, après trois mois
d’intenses travaux, la commission
ECOFIN du Sénat a présenté le
rapport intérimaire sur l’évaluation des
recommandations formulées par la
Chambre des Sages lors de l’examen
des lois de finances 2020-2021 et des
lois portant reddition des comptes des
exercices 2018 et 2019.
Il était question d’auditionner les
membres du gouvernement, les
responsables des régies financières
et des services publics de l’Etat pour
une meilleure application de la loi
relative aux finances publiques, dans
la perspective d’augmenter les
ressources du budget de l’Etat.
Il faut noter, enfin, que c’est le dans
contrôle parlementaire que le
Sénat a débuté les auditions des
mandataires et des ministres ainsi que
d’autres responsables des structures
de l’Etat qui contribuent dans le
budget afin d’accroître les recettes
publiques pour doter le pays d’un
budget qui répond aux attentes de la population.
Cette mission a conduit les élus des
élus dans plusieurs provinces du pays.
John Ngoyi/La Prospérité
À la Une
Kinshasa : le PNSA lance officiellement la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC
Avec l’appui de l’AUDA-NEPAD, le Programme national de Santé de l’Adolescent (PNSA) a lancé officiellement, ce vendredi 5 juin, à Kinshasa, la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC, un écosystème des outils mise en okace pour la Communication pour le Changement social et de Comportement (CCSC) afin d’informer sur la santé et leur bien-être.

La cérémonie a été animée, à Sultani Hôtel, dans la commune de Gombe, par le secrétaire général au ministère de Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Dans son mot de lancement, il a signalé que cette plateforme a été pensée par, avec et pour les jeunes afin de les doter des capacités nécessaires pour prendre des décisions éclairées et responsables pour leur vie.

« La plateforme se veut interactive et instructive. Elle va sur les réseaux sociaux pour aller à la rencontre des jeunes là où ils passent leur temps. C’est un véritable écosystème numérique intégré, un site Web centralisé, riche en ressources documentaires, conseils et orientations », a-t-il fait savoir, expliquant que « l’utilisation des QR codes dynamiques qui permettront, lors de nos futures campagnes de mobilisation sur le terrain, d’accéder instantanément à l’information d’un simple geste avec son smartphone. »

Poursuivant son allocution face aux experts du secteur et des jeunes, il a appelé à l’implication active des parties prenantes, promettant que le ministère de Santé, à travers le PNSA veillera rigoureusement au mode de gestion de cette plateforme qui revêt un intérêt pratique. « Cet outil est un guide pour les jeunes, un appui pour les familles et éducateurs, et un baromètre en temps réel des préoccupations de la jeunesse pour les décideurs et les partenaires », a-t-il conclu.

De son côté, le Directeur national du PNSA, Fidèle Mbadu a rappelé le contexte et la motivation qui a conduit à la conception de cette plateforme, notamment l’accès à l’information et les limites des canaux traditionnels face aux défis de santé publique. « le PNSA est confronté à une réalité évidente, l’accès à une information fiable, bienveillante et adaptée, qui est le premier rempart contre les grossesses précoces, les IST, des questions de nutrition ou des défis liés à la santé mentale », a-t-il démontré.

« Il y a une génération de jeunes hyperconnectés. Notre objectif n’est pas de suivre une mode, mais de positionner la santé publique là où se trouve notre cible, que les jeunes », a fait savoir Fidèle Mbadu, précisant que « les organisations et structures des jeunes seront pleinement intégrées dans la production des contenus pour garantir que l’outil réponde de manière dynamique à leurs préoccupations, bien sûr qu’ils changent. »

Cette initiative constitue un levier puissant pour bâtir une génération informée, engagée et en meilleure santé, tout en s’inscrivant dans une dynamique nationale et internationale de promotion du bien-être des jeunes.
Exaucé Kaya et Venessa Mutala, stagiaire URKIM
