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Lieutenant-Général Luboya Nkashama aux Ituriens :  » S’attaquer à la Monusco ou aux humanitaires, c’est se tromper de cible ! « 

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Depuis peu, des contingents de la MONUSCO, voire des humanitaires ne cessent de subir des attaques à travers la province de l’Ituri. Non seulement elles proviennent des groupes armés, mais aussi de la population civile.

Le dernier cas en date remonte dans la soirée du mercredi 1er décembre 2021, quand certains jeunes de la ville de Bunia se sont attaqués aux contingents de la MONUSCO, conduisant ces derniers à faire usage des tirs d’armes pour disperser ces jeunes.

Face à ces attaques en répétition, le gouverneur de province prévient:  » La MONUSCO est en mission de pacification et de stabilisation de notre province à l’invitation du gouvernement de la République avec mandat de protection de la population civile tandis que les humanitaires viennent en aide à la population vulnérable ».

Dans un communiqué publié la soirée du vendredi 03 décembre, le chef de l’exécutif provincial condamne ces attaques en privilégiant la mutualisation des forces de tous les partenariats pour pacifier la province.

Pour le Lieutenant-Général Luboya Nkashama : « vouloir s’attaquer à ces partenaires, c’est de se tromper de cible en jouant le jeu de notre ennemi commun notamment les groupes armés et leurs alliés ».

Néanmoins, l’armée rassure sa collaboration et sa détermination à garantir la sécurité à ces partenaires.

En somme, le gouverneur de province invite plutôt la population à collaborer avec les services de sécurité pour restaurer l’autorité de l’État en cette période de l’état de siège en se désolidarisation des manipulateurs et des groupes armés.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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