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Sud-Kivu : Chefs des travaux et Assistants saisissent F. Tshisekedi pour réclamer l’amélioration de leurs conditions salariales
Les chefs des travaux et assistants, réunis au sein du SYNACASS, ont saisi le président Félix Tshisekedi pour réclamer l’amélioration de leurs conditions salariales.
C’est la déclaration finale d’une assemblée générale tenue à Bukavu ce 28 novembre 2021.
Pour ces chefs des travaux et assistants, ils sont clochardisés par l’État congolais.
» De constater que depuis plus de 15 ans, les professeurs ont connu des augmentations salariales (minimes soit-elles), sans jamais que l’Etat ne pense aux Chefs de Travaux, Assistants, CPP, qui sont leurs collaborateurs. Ce qui nous pousse à considérer ce fait, sans
gymnastique intellectuelle, comme une méchanceté notoire de la part des décideurs et un manque criant de considération au corps scientifique congolais par l’employeur, l’Etat.
L’écart est trop considérable et injustifié lorsqu’on sait qu’un Professeur ordinaire touche CDF 2.969/885, un Professeur CDF 2.896.078 et un professeur Associé CDF 2.849.953 tandis qu’un Chef de Travaux touche, après soustraction de 15% de l’IPR environ 260$ (526.000 FC) tandis qu’un Assistant touche 109$ (218.000 FC) soit moins qu’un chauffeur, un jardinier à la primature ou ailleurs, un Nettoyeur à l’Assemblée Nationale, un huissier au sénat, un réceptionniste dans un ministère », disent les chefs des travaux et assistants.
Ces enseignants à l’université, le président devrait faire quelque chose surtout après plusieurs décisions et arrêtés par les ministres de tutelle.
» l’État jusque là ne fait rien du tout pour permettre aux chefs des travaux et assistants et d’étudier, et d’évoluer et de survivre parceque la majorité soit plus de 90 pourcent des assistants et chefs des travaux n’a pas de salaire et de primes institutions. Il y a plein des N.U, il y a pleindes N.P. C’est ainsi que nous demandons que les assistants soient payés à hauteur de 50 pourcent d’un professeur ordinaire et des chefs des travaux touchent 75 pourcent d’un professeur ordinaire. Nous demandons que la note circulaire du ministre honoraire Thomas Luhaka parce qu’elle dit qu’en 2022, un C.T ou assistant qui ne sera pas master qu’il soit remercié alors que jusque là l’État n’a rien fait », explique la cheffe des travaux Akonkwa Brigitte, présidente provinciale SYNACASS.
Un mémorandum sera remis au gouverneur de province dans un bref délai disent les chefs des travaux et assistants du Sud-Kivu.
Ces derniers promettent déclenchent un mouvement de grève une fois leurs desydratas ne trouvent pas solution.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kinshasa : le PNSA lance officiellement la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC
Avec l’appui de l’AUDA-NEPAD, le Programme national de Santé de l’Adolescent (PNSA) a lancé officiellement, ce vendredi 5 juin, à Kinshasa, la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC, un écosystème des outils mise en okace pour la Communication pour le Changement social et de Comportement (CCSC) afin d’informer sur la santé et leur bien-être.

La cérémonie a été animée, à Sultani Hôtel, dans la commune de Gombe, par le secrétaire général au ministère de Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Dans son mot de lancement, il a signalé que cette plateforme a été pensée par, avec et pour les jeunes afin de les doter des capacités nécessaires pour prendre des décisions éclairées et responsables pour leur vie.

« La plateforme se veut interactive et instructive. Elle va sur les réseaux sociaux pour aller à la rencontre des jeunes là où ils passent leur temps. C’est un véritable écosystème numérique intégré, un site Web centralisé, riche en ressources documentaires, conseils et orientations », a-t-il fait savoir, expliquant que « l’utilisation des QR codes dynamiques qui permettront, lors de nos futures campagnes de mobilisation sur le terrain, d’accéder instantanément à l’information d’un simple geste avec son smartphone. »

Poursuivant son allocution face aux experts du secteur et des jeunes, il a appelé à l’implication active des parties prenantes, promettant que le ministère de Santé, à travers le PNSA veillera rigoureusement au mode de gestion de cette plateforme qui revêt un intérêt pratique. « Cet outil est un guide pour les jeunes, un appui pour les familles et éducateurs, et un baromètre en temps réel des préoccupations de la jeunesse pour les décideurs et les partenaires », a-t-il conclu.

De son côté, le Directeur national du PNSA, Fidèle Mbadu a rappelé le contexte et la motivation qui a conduit à la conception de cette plateforme, notamment l’accès à l’information et les limites des canaux traditionnels face aux défis de santé publique. « le PNSA est confronté à une réalité évidente, l’accès à une information fiable, bienveillante et adaptée, qui est le premier rempart contre les grossesses précoces, les IST, des questions de nutrition ou des défis liés à la santé mentale », a-t-il démontré.

« Il y a une génération de jeunes hyperconnectés. Notre objectif n’est pas de suivre une mode, mais de positionner la santé publique là où se trouve notre cible, que les jeunes », a fait savoir Fidèle Mbadu, précisant que « les organisations et structures des jeunes seront pleinement intégrées dans la production des contenus pour garantir que l’outil réponde de manière dynamique à leurs préoccupations, bien sûr qu’ils changent. »

Cette initiative constitue un levier puissant pour bâtir une génération informée, engagée et en meilleure santé, tout en s’inscrivant dans une dynamique nationale et internationale de promotion du bien-être des jeunes.
Exaucé Kaya et Venessa Mutala, stagiaire URKIM
