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Kwango : les prix baissent au marché de Feshi, le bourgmestre met en garde les commerçants zélés
Coup de tonnerre sur le marché local de la commune rurale de Feshi, dans le territoire de Feshi, en province du Kwango.
Sur décision du bourgmestre Daems Wakela, en effet, les prix des biens de première nécessité ont été revus à la baisse. Cette mesure tombe à la suite de la décision similaire prise précédemment par le Chef de secteur de Ganaketi, que l’autorité de la cité de Feshi a répercutée chez lui.
Selon nos sources basées à Feshi, cette décision de rabattre les prix est édictée pour barrer la route à l’anarchie installée par des commerçants véreux qui improvisent leur loi sur le marché local.
A titre illustratif, le kilo de viande que les commerçants ont élevé unilatéralement à 10.000 FC, est rabaissé à 8.000fc. Un gobelet de farine de fufu sera vendu désormais à 200 FC comme la botte de légumes. Celui de pondu à 100FC. Trois noix de cola coûteront 50FC. La bouteille de vin de palme comme celui de l’huile de palme est passée à 100FC.
Par ailleurs, le bidon de 5 litres d’huile de palme est passé à 500FC, tandis que le gobelet de haricots à 700FC.
Le coq a été fixé à 5.000 FC, le bouc entre 50.000 et 70.000Fc, le cochon entre 70.000Fc et 100.000FC. Trois oranges coûtent 100FC. Le grabat qui se vend à 15.000FC à Kenge est fixé à 3.000FC. la boule de fufu dans les « Malewa » est fixée à 100FC, le morceau de viande à 500FC. L’alevin à 100 FC. Le litre d’essence autrefois vendu à 3.000FC, se négocie maintenant à 2.500FC, etc.
Ce barème tarifaire est d’application depuis une semaine environ, d’après notre source à Feshi. Et que des éléments de la police commis à la commune rurale de Feshi sont mis à contribution pour saisir les marchandises de commerçants qui tardent à adopter la nouvelle grille tarifaire dictée par les autorités.
Cette mesure est saluée par l’ensemble de la population et généralement indistinctement par les vendeurs et les consommateurs. Mais les revendeurs du carburant, sollicitent un décalage, pour leur permettre d’épuiser leurs anciens stocks.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET