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Denise Nyakeru T. aux Boyomais : »… Vous êtes confrontés au problème de manque d’électricité. Je sais !  » 

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La première dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, est arrivée à l’esplanade de l’hôtel de poste de Kisangani, ce vendredi 26 novembre 2021, après avoir parcouru 17 km au milieu d’une foule rangée le long du parcours. Elle a été chaleureusement ovationnée à l’occasion de sa première visite en terre Boyomaise.

Habillée en pagne dont le motif reprend l’image de la nasse de la pêcherie de Wagenya, sur lequel il est écrit  » Kisangani Boyoma », l’épouse du Chef de l’État a pris place à la tribune pour s’adresser à la population venue l’écouter pour la première fois en face.

D’entrée de jeu, elle a déclaré connaître la plus grande difficulté qui tourmente les Boyomais.  » Vous êtes confrontés au problème de manque d’électricité. Je sais. Je suis accompagné d’un haut responsable de la SNEL en provenance de Kinshasa… », a-t-elle souligné.

Puis d’ajouter :  » Ensemble avec lui, nous trouverons des pistes de solutions  » a-t-elle dit.

Tout en informant la population que sa fondation a développé depuis 2019 un programme de bourses d’études en faveur des étudiants, pour leur permettre de poursuivre des études universitaires à l’étranger.Nous comptons réaliser cela dans la Tshopo pour l’année académique 2021-2022″, a rassuré Denise Nyakeru Tshisekedi.

De son côté, le gouverneur intérimaire de la Tshopo, Maurice Abibu Sakapela, a salué le choix de la Tshopo comme première province dans le cadre de la tournée de la première dame, dans les provinces issues de l’ancienne rovince orientale.

Il reste toutefois convaincu que les doléances des Tshopolais sont tombées entre les bonnes mains et trouveront des pistes de solutions.

Parmi ces difficultés, outre le problème de l’énergie électrique, note Maurice Abibu Sakapela, il y a la réhabilitation des routes des dessertes agricoles, de la voirie urbaine, l’équipement en matériel adaptés des zones de Santé et des écoles, etc.

L’agenda de la première dame prévoit comme activités, ce samedi, le dépôt des gerbes des fleurs au cimetière de la guerre de six jours, une visite conjointe de l’hôpital général de référence de Makiso, une séance de sensibilisation sur « Excellentia » et la visite de la centrale hydroélectrique de la Tshopo.

Quelques audiences avec des cadres de concertation de la Société civile, les structures des personnes vivant avec handicap et le collectif des femmes, sont aussi inscrites dans son agenda.

Ledimus/congoprofond.net

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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