À la Une
Cri de l’ex seigneur de guerre Pitshou Iribi (FRPI/C): » La guerre en Ituri est entrain de franchir l’inacceptable ! «
La situation sécuritaire en province de l’Ituri reste précaire et les groupes armés, dont les miliciens CODECO, deviennent de plus en plus actifs.
La dernière attaque, attribuée aux miliciens CODECO, remonte dans la nuit du dimanche au lundi 22 novembre 2021 à Drodro, localité situé à 60 kilomètres au nord-est de la ville de Bunia en chefferie des Bahema Nord dans le territoire de Djugu.
Pendant qu’il y a controverse autour du bilan, le président du parti politique « Force de résistance patriotique pour l’intégrité du Congo »(FRPI/C) estime que l’incendie de camp des déplacéds de Drodro aux côtés des morts est « une attaque de trop ».
Pitchou Iribi, son président, dénonce à cette occasion la démobilisation nationale face à ces crimes enregistrés dans cette province et condamne cette indifférence nationale.
» La guerre de l’Ituri est entrain de franchir l’inacceptable ! Ce qui est encore grave, on assiste à une démobilisation nationale. Je pense que c’est le moment, l’État doit réagir ! « , lance en détresse cet ancien seigneur de guerre.
Estimant que le site des déplacés est un haut lieu de sécurisation, le président de FRPI/C appelle à une enquête pour établir la responsabilité pour un châtiment à la mesure des crimes commis. »L’irresponsabilité est aussi un crime », poursuit-il.
Soulignons-le, la province de l’Ituri, sous état de siège depuis le 6 mai 2021, fait face aux menaces des plusieurs groupes armés dont les étrangers.
Appelés à souscrire au processus de la paix, les groupes armés locaux ne cessent pourtant de commettre des exactions.
L’un deux qui a adhéré au processus de la paix, la milice FRPI, depuis le 28 février 2020, n’a toujours pas vu le processus aboutir malgré les appels de différentes couches pour la démobilisation, le désarmement et la réinsertion de ces miliciens au site de précantonnement depuis plus d’une année.
Vérité Johnson/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
