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DRC-AFRICA Business Forum : Muyaya et Paluku très optimistes sur le futur rôle de la RDC en tant que « Pays Solution » dans la transition énergique vers des énergies propres et renouvelables

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  1. Sous le haut patronage de Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République Démocratique du Congo (RDC) et Président en exercice de l’Union Africaine, le Gouvernement de la République, par le truchement des Ministères des Finances, de l’Industrie et des Mines, en collaboration avec la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), organise, du 24 au 25 novembre 2021, le DRC-AFRICA Business Forum sous le thème : « Développer une chaîne de valeur régionale autour de l’industrie des batteries électriques, d’un marché des véhicules électriques et des énergies propres » .
  1. Le développement de cette chaîne de valeur régionale permettra à l’Afrique d’accroître sa part du marché des batteries, des véhicules électriques et des énergies propres dont la dynamique atteindra environ 8 mille milliards de dollars américains d’ici 2025. En effet, la contribution des pays Africain dans cette chaine de valeur est restée insignifiante parce que les principaux composants issus des minerais tels que le cobalt, le cuivre, le lithium, le manganèse et le graphite ne sont pas transformés localement et ces minerais sont exportés sans aucune plus-value.
  1. La RDC est bien connue pour ses fortes dotations en ressources naturelles et surtout minérales. Le pays assure près de 70% de la production mondiale de cobalt avec une production annuelle évaluée autour de 100 000 tonnes. Ce pays possède plus de 25 millions de tonnes de réserves de cobalt identifiées dans son sous-sol, soit 2/3 des réserves mondiales identifiées.
  1. Ainsi, la RDC en tant que « Pays Solution » est ainsi appelée à jouer un rôle de premier plan dans la transition énergique vers des énergies propres et renouvelables en développant des systèmes de transports efficients et durables en Afrique, conformément aux agendas internationaux, en l’occurrence, l’Agenda 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.
  1. Ces riches dotations en cobalt offrent une opportunité unique au continent africain d’être au cœur de la dynamique chaine de valeur des batteries ainsi que la révolution portée par le développement du véhicule électrique.
  1. Cantonné au rôle d’exportateurs de matières premières, la RDC se situe au bas de la chaîne de valeur mondiale du cobalt, ne captant actuellement que 3 % d’une valeur qui devrait atteindre 300 milliards de dollars US par an d’ici 2030.
  1. Le DRC-AFRICA Business Forum est donc la résultante d’un questionnement des autorités Africaines en générale et congolaises en particulier sur la transformation de ressources naturelles sur le continent pour leur donner une plus-value permettant à celles-ci de contribuer significativement à l’essor économique de l’Afrique.
  1. L’étude Bloomberg commanditée par les partenaires de la RDC (CEA, Afreximbank, AFC, BAD, BADEA) démontre que les couts de production des précurseurs de batterie (MNC1) en RDC (39 millions USD) sont environ trois fois inférieurs par rapport aux Etats-Unis (117 millions USD) et à la Chine (112 millions USD) et deux fois inférieurs par rapport à la Pologne (65 millions).
  1. L’avantage-cout de la RDC repose essentiellement sur l’accessibilité des terrains, notamment par rapport à la Chine, mais aussi du cout de la main-d’œuvre – même sous l’hypothèse d’un recours à la main-d’œuvre étrangère lors des 5 premières années d’exploitation. Cependant, le cout de l’électricité est plus élevé en RDC que partout ailleurs.
  1. En plus de la compétitivité reposant sur les couts de production, la production des précurseurs de batterie en RDC a l’empreinte écologique la plus faible : les simulations indiquent des émissions de carbone en RDC de 20% inférieures à celle de la Chine.
  1. Ces résultats confirment ainsi le rôle stratégique de la RDC dans la transition énergétique : selon les prévisions de Bloomberg, le marché des véhicules représentera 8,8 mille milliards en 2025 et 46 mille milliards en 2050.
  1. En outre, les batteries du futur permettront de stocker jusqu’à 500 mégawatts, de quoi électrifier toute une ville.

En vue de réaliser le potentiel de la RDC dans la chaine de valeur des batteries électriques, l’étude recommande notamment le renforcement de la gouvernance et de la sécurité des investissements.

Sandra Kagaba/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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