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Élim. Qatar 2022: La RDC risque-t-elle une disqualification pour violation des règlements de la FIFA ?

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La République Démocratique du Congo a battu, ce dimanche 14 novembre au Stade des martyrs de Kinshasa, le Bénin par 2-0 pour le compte des éliminatoires de la Coupe du Monde Qatar 2022. Décrochant ainsi sa qualification pour les barrages de la Coupe du monde 2022. Mais les vainqueurs du jour ont-ils bien respecté tous les règlements en vigueur à l’occasion de cette rencontre décisive ? Il apparaît que non.

En effet, le sélectionneur Hector Cuper a effectué quatre changements lors de la seconde période, ce qui est aujourd’hui autorisé, mais l’a fait sur quatre périodes distinctes (Kayembe est entré à la 63e, Malango à la 74e, Muleka à la 84e et Kayamba à la 90e), alors que la FIFA n’en accorde que trois au maximum pour effectuer les remplacements (au nombre de cinq maximum).

Rappelons que l’International Board (IFAB), garant des lois du football, s’était prononcé pour que chaque compétition puisse opter sans limite de temps pour un passage à 5 remplaçants au lieu de 3. Cette mesure avait été adoptée temporairement en 2020 sur fond de pandémie de Covid-19.

Les entraîneurs pourront continuer à effectuer cinq remplacements par match jusqu’à fin 2022, y compris lors du Mondial au Qatar mais seulement répartis en 3 arrêts de jeux selon les règles

Face au Bénin, le sélectionneur Argentin de l’équipe nationale du Congo, Hector Cuper a bel et bien péché en sortant Mutusami à la 63′, Bolasie 77′, Mbokani à la 84′ et Ben Malango à la 90′. Donc 2 remplacement en 4 fenêtres, les règles sont violées et la RDC pourrait être disqualifiée.

La question est de savoir si le Bénin porte déjà réclamation ou pas. Déjà, les Écureuils du Bénin étaient très contestataires sur le premier penalty accordé à la RDC.

Vers un recours du Bénin ?

Un amendement à la Loi 3 des Lois du jeu, décidé suite à la pandémie de Covid-19 et présenté comme temporaire, pose en effet que « chaque équipe sera autorisée à utiliser un maximum de cinq remplaçants » et précise que « pour éviter de trop perturber le cours du match, chaque équipe aura au maximum trois opportunités de procéder à des remplacements pendant le match ; en outre, ces remplacements pourront être effectués à la mi-temps. » Au courant de cette irrégularité, la partie béninoise est fondée à introduire un recours après des instances compétentes.

Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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