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Beni: 14 civils tués et 1 centre de santé incendié dans une attaque sanglante des ADF à Bashu !
La région de Beni est toujours en proie des violences des groupes armés négatifs. Encore une fois, les rebelles ADF ont signé une double incursion dans les localités de Kisunga et Kamwanga situées dans la chefferie de Bashu en territoire de Beni.
Au cours de cette attaque armée qui visait le groupement Isale Vuhovi, 14 civils ont été tués dont six à Kisunga et massacrés à Kamwanga. La société civile locale qui parle d’un bilan provisoire rapporte que le centre de santé Kyalumba en zone de santé de Kyondo et quelques habitations des civils ont été réduits en cendres et des civils portés disparus par ces assaillants.
» D’énormes dégâts en chefferie de Bashu. Les ADF ont massacré dans le village de Kisunga 6 civils et d’autres civils environs 8 massacrés vers Kamwanga et l’ennemi est encore visible à Kamwanga. La fuite continue et le bilan pourrait s’alourdir. Le Centre de santé Kyalumba et des maisons ont été incendiés », a confirmé Moïse Kiputulu, coordonnateur de la NSCC de Beni territoire.
Cette attaque intervient après qu’un militaire venait d’être abattu par des présumés Maï-Maï dans la soirée de jeudi en groupement Malio. Cette situation a été à la base d’une psychose à Butuhe, le chef-lieu de ce groupement
Signalons que la semaine dernière, l’armée congolaise a indiqué avoir conquis et détruit plusieurs bastions de ADF dans la vallée du Graben, une partie occupée par les ADF et d’autres milices
Nehemy Mbusa/ Congoprofond.net
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
