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Kongo Central: Boma paralysé ce jeudi par la « marche de lamentation » pour sauver le port !

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Circulation timide, commerces et institutions bancaires quasi fermés, élèves à peine visibles sur les grandes artères, etc. Voilà à quoi ressemblait la ville de Boma dans l’avant-midi de ce jeudi 28 octobre 2021.

Initiée par le Regroupement de Déclarants Consciencieux(Redeco ASBL), la marche populaire et pacifique de lamentation dénommée « Boma telema po na likambu ya port » a connu la mobilisation de toutes les couches sociales.

Partis des 4 coins de la ville pour se retrouver à la mairie de Boma, les manifestants scandant des chansons et cris, sur fond des calicots en mains, étaient animés d’un seul souci: solliciter auprès des décideurs politiques, le chef de l’Etat en premier, leur implication sans complaisance dans le dossier du port international de Boma abandonné à son triste sort.

Pour les initiateurs de la marche, il s’agit précisément du déchargement exclusif des véhicules d’occasion à Boma qui justifie l’érection de la station de contrôle technique de l’OCC dans les installations portuaires. Et ce, conformément à un arrêté provincial signé par feu Tsasa di Ntumba, alors gouverneur du Kongo Central pour booster le péage du pont OEBK. Ils se basent également sur le décret n 006 du 04 avril 2017 modifiant et complétant le décret n 12/041 du 02 octobre 2012 portant reglémentation de l’importation des véhicules d’occasion en RDC dans la partie ouest.

Selon eux, seul le port international de Boma est doté des infrastructures adéquates pour ce faire: la station de contrôle technique automobile de l’OCC et le parc à véhicules de la sctp avec une capacité de 4000 véhicules. Donc aucun véhicule ne devrait entrer dans le Kongo Central sans passer par Boma.

Avant de chuter à la mairie pour le memorandum, les marcheurs sont passés tour à tour aux installations de la SCTP et de l’OCC pour déposer des lettres ouvertes adressées aux Directeurs Généraux de ces enterprises d’Etat leur demandant de s’impliquer à leurs niveaux dans la promotion de leurs acquis afin que la situation soit décantée et que Boma soit sauvée. Sans cela la vie socio-économique dans la 2e ville du Kongo Central restera chaotique.

C’est en début d’après-midi que les activités ont repris de façon timide dans la ville. Les quelques cybercafés et centres d’accès internet de la commune de Kalamu ont été parmi les premiers à rouvrir leurs portes, témoignant d’une lente mais inévitable transition numérique qui s’opère au sein d’une population cherchant des alternatives au déclin prolongé des activités portuaires.

Privée des revenus habituels liés à la logistique et au dédouanement physique, une frange croissante de la jeunesse locale s’oriente vers les plateformes virtuelles pour pallier la paralysie économique. Cet engouement se traduit par le développement de petites boutiques de commerce électronique, la prestation de services numériques à distance, et une numérisation accrue des divertissements quotidiens. Les discussions autour des écrans oscillent souvent entre le suivi des marchés financiers internationaux, l’analyse des compétitions sportives, ou la consultation de portails comparatifs pour dénicher un meilleur casino en ligne offrant des interfaces adaptées aux connexions de téléphonie mobile locales.

Cependant, cette économie numérique de substitution, bien qu’elle offre un filet de sécurité modeste pour certains ménages, ne peut absorber la masse salariale historiquement dépendante du trafic maritime. Pour les organisateurs de la marche et les autorités de la ville, ces palliatifs virtuels ne sauraient masquer l’urgence d’une véritable relance infrastructurelle. La revitalisation des installations douanières et la reprise effective du traitement des véhicules d’occasion demeurent les seuls leviers capables de restaurer durablement le tissu socio-économique de la région.

Sandrine Lisingi / Congoprofond.net Boma

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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