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Général Kasonga ( FARDC) : » Grâce à l’état de siège, l’ennemi est aux abois et en train de fuir, parce qu’incapable de se fixer et de nous affronter ! «
Aux noms des FARDC et de la PNC, le lieutenant-général Léon-Richard Kasonga et le colonel Pierrot Mwanamputu ont apporté, dimanche dernier, des précisions sur la situation exacte des deux provinces, Ituri et Nord-Kivu, en état de siège. » Je vous dis très honnêtement, ce que vous vivez aujourd’hui, ce sont les derniers soubresauts d’un ennemi aux abois et en train de fuir, parce qu’il n’est pas capable de se fixer et de nous affronter», a déclaré le porte-parole des FARDC. Cependant, il a regretté que les médias parlent aujourd’hui négativement de l’état de siège. » Il y a beaucoup de progrès, mais le mal était tellement profond que ce que nous faisons soit seulement pour sortir du lot. Mais nos populations dans de grandes agglomérations sont totalement protégées», a-t-il appuyé.

Quant au porte-parole de la Police, Pierrot Mwanamputu, il a confirmé que dès que les FARDC finissent leur travail, leurs unités interviennent pour le nettoyage, la consolidation de la paix et l’instauration de l’autorité de l’Etat.
Au cours de cet exercice de devoir de redevabilité, de transparence et de clarté initié par le ministre Patrick Muyaya Katembwe, ses deux invités ont exposé sur la poursuite des opérations militaires dans le cadre de l’état de siège en cours dans les provinces du Nord-Kivu et d’Ituri.
Face à la persistance des tueries dans ces regions, le Lieutenant-général Kasonga a expliqué que «ces gens choisissent des endroits sur nos routes, là où il y a des bourbiers, s’ils ne les créent pas comme coupeurs de route, mais ils choisissent des endroits, qui ne sont pas assez praticables et ils installent un campement près de là. Quand les véhicules ralentissent, ils sortent de la brousse et tirent sur le moteur. Quand le moteur prend feu, ils attaquent les passagers, les marchandises, cherchent la nourriture puisqu’ils n’en ont pas. Et ils ne s’arrêtent pas là, car ils cherchent même les médicaments pour soigner tous les autres criminels et voyous qu’ils ont emmenés dans la brousse».

A en croire le porte-parole de l’armée, depuis le déclenchement des opérations jusqu’à ce jour, les FARDC n’ont pas rencontré de résistance sur terrain. » La raison en est qu’il n’y a pas de front physique fixe et puis l’ennemi n’a pas la force de résister à la puissance de feu des FARDC. La plupart des gens qui sont tués ou massacrés ne l’ont pas été dans leurs maisons ou secteurs protégés, mais ont peut-être quitté leurs maisons pour se rendre dans leurs champs. Ce sont des gens qui vont récupérer leurs produits en dehors des zones sécurisées, violant ainsi les consignes qui leur ont été données de ne pas aller au-delà, ou d’entrer dans des parcs », a-t-il longuement expliqué.
Donnant un aperçu du bilan de l’Opération Sokola 1 Grand Nord, par exemple, le général Kasonga indique que 224 voyous ont été neutralisés et 23 de leurs leaders sont aux arrêts. Ils ont également interpellé 233 collaborateurs dans le Grand Nord Beni. Au plan matériel, ils ont saisi 62 armes, 6 véhicules, 1 motos. Tandis que sur le plan opérationnel, ils ont pris le contrôle de tous les sanctuaires les plus importants des ADF comme celui de Mwalika.
Sandra Kagaba/CONGOPROFOND.NET
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Cogito 2026 : L’UPC décroche la couronne du débat universitaire et inscrit son nom dans l’histoire
L’Université Protestante au Congo (UPC) est la nouvelle championne du tournoi interuniversitaire Cogito/Grand Débat des Jeunes. Au terme d’une finale intense disputée le samedi 6 juin dans la mythique salle Maman Angebi de la RTNC, l’UPC a pris le meilleur sur l’American University of Kinshasa (AUK), succédant ainsi à l’Université Catholique du Congo (UCC) au palmarès de cette prestigieuse compétition intellectuelle.
Cette deuxième édition du tournoi a offert au public une confrontation d’idées de très haut niveau, confirmant la place grandissante de Cogito comme vitrine de l’excellence académique et de l’éloquence estudiantine en République démocratique du Congo.

L’éducation, au cœur d’un débat passionnant
La grande finale a porté sur une réflexion inspirée de l’ancien Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan : « L’éducation est tout simplement la consolidation de la paix sous un autre nom. C’est la forme la plus efficace de dépenses de défense. »
Pendant plus d’une heure, les deux équipes ont confronté leurs arguments autour de cette thématique, explorant les liens entre éducation, paix, cohésion sociale et développement durable.
Les intervenants ont mis en lumière le rôle de l’école comme instrument de prévention des conflits, facteur d’émancipation individuelle et collective, mais aussi comme levier essentiel pour relever les défis économiques et sociaux de l’Afrique, et plus particulièrement de la RDC.
Une véritable bataille d’idées
La finale a été marquée par des échanges nourris, où rigueur intellectuelle, culture générale et maîtrise oratoire se sont conjuguées pour offrir un véritable spectacle académique.
Chaque équipe a mobilisé des références historiques, des analyses sociologiques et des exemples contemporains afin de convaincre le jury et le public. La qualité des prestations a rappelé que le débat constitue un puissant outil de formation citoyenne et d’apprentissage de la démocratie.
À l’issue des délibérations, l’UPC s’est imposée par trois voix contre deux, provoquant une explosion de joie parmi ses supporters et la communauté universitaire venue l’encourager.
Jenovic, meilleure oratrice de l’édition 2026
Au-delà du titre collectif, cette édition a également récompensé les performances individuelles.
L’étudiante Jenovic, représentante de l’UPC, a été sacrée meilleure oratrice du tournoi grâce à une prestation remarquable, saluée tant par le jury que par le public.
Son trophée lui a été remis par l’honorable députée nationale de Kinshasa, Christelle Vuanga, ancienne participante de l’émission Cogito sur RTNC2. La parlementaire a félicité la lauréate et encouragé les jeunes à poursuivre leur quête de l’excellence et de l’engagement citoyen.
Un classement qui redistribue les cartes
Grâce à cette victoire historique, l’Université Protestante au Congo inscrit pour la première fois son nom au sommet du tournoi.
Le classement final s’établit comme suit :
1re : Université Protestante au Congo (UPC)
2e : American University of Kinshasa (AUK)
3e : Université Catholique du Congo (UCC)
4e : Université Technologique Bel Campus
Championne sortante, l’UCC a été éliminée en demi-finale par l’UPC avant de terminer sur la troisième marche du podium.
Un message fort adressé à la jeunesse congolaise
Présent à cette deuxième édition, le président du Conseil de la Jeunesse Congolaise, Claude Mbuyi, a salué la qualité des échanges et la maturité des participants.
Selon lui, cette compétition démontre que la jeunesse congolaise ne saurait être réduite aux stéréotypes qui la présentent comme désorientée ou tournée uniquement vers les loisirs. Il a plaidé pour la multiplication des espaces de réflexion et d’expression citoyenne capables de révéler le potentiel intellectuel des jeunes.
Cogito, plus de 20 ans au service de la pensée critique
Depuis plus de deux décennies, l’émission Cogito/Grand Débat des Jeunes s’impose comme une école d’éloquence, de culture générale et de citoyenneté en République démocratique du Congo.
À travers son tournoi interuniversitaire, elle offre aux étudiants une plateforme unique pour confronter leurs idées, développer leur esprit critique et promouvoir les valeurs du dialogue démocratique.
L’édition 2026 aura démontré, une fois de plus, que la force des arguments peut rivaliser avec toutes les formes de compétition et que la jeunesse congolaise dispose des talents nécessaires pour construire un avenir fondé sur le savoir, la paix et le progrès.
Barca Horly Fibilulu Mpia
