Actualité
Émoi au procès Chebeya : face au général Djadjidja et le colonel Mukalayi, le policier Mugabo décrit les détails du double meurtre des activistes !
Le colonel Daniel Mukalayi, comparaissant à titre de renseignant, mercredi 20 octobre à l’audience publique du procès du double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, a fait des graves revelations sur le général Jhon Numbi, présumé auteur de cet double meurtre.
Le colonel Daniel Mukalayi a témoigné avoir été au courant de la planification depuis longtemps de l’assassinat de Chebeya et l’argent était déjà sorti pour cela.
Les policiers Jacques Mugabo et Doudou Ilunga l’ont chargé et ont affirmé avoir enterré Bazana dans une parcelle du général Zelwa Katanga Djadjidja à Mitendi.
Tout en rejetant sa participation à ce double crime, Daniel Mukalayi traite le général John Numbi d’un ‘’malicieux’’, qui a voulu lui faire porter le chapeau en contrepartie de l’argent qu’il aurait refusé.
Selon l’avocat des parties civiles, Peter Ngomo, il s’agit d’un crime d’Etat.
Accusé d’avoir entretenu un cimetière dans sa parcelle, où serait enterré Bazana, le général Zelwa Djadjidja ne reconnait rien. ‘’Faux’’, retorquent les parties civiles.
Le policier Jacques Mugabo a créé une surprise et un émoi auprès des juges et à l’assistance à l’audience publique de ce mercredi 13 octobre devant la Haute Cour militaire à la prison militaire de Ndolo.
Dans les moindres détails, le policier Jacques Mugabo raconte et décrit les circonstances du double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana le 1er juin 2010 dans les installations de l’inspection générale de la police nationale congolaise.
« J’ai participé à leur mise à mort. Après les avoir tués, nous avions acheminé le corps inerte de Chebeya à bord de sa voiture que nous avions abandonné au bord de la route vers Mitendi. Et le corps de Bazana, nous l’avions enterré dans la ferme privée du général Djadjidja. Tout se faisait sur ordre de Christian Ngoy Kenga Kenga, de qui je répondais au sein du bataillon Simba, sous l’autorité de John Numbi et Daniel Mukalayi. Après le crime, nous sommes allés à la résidence de Mukalayi pour fêter et chacun des meurtriers a été récompensé de 50 USD », a-t-il témoigné.
Christian Ngoy Kenga Kenga est resté dans sa cellule, refusant de comparaître.
Rappelons que plusieurs hautes personnalités du pays déjà décédées ont été citées par Mukalayi dans ce qui s’est passé le 1er juin 2010 à la police.
Bishop Mfundu/CONGO PROFOND.NET
Politique
Réforme constitutionnelle en RDC : Blaise Omunyepa salue la position de l’ECC et appelle à l’unité nationale
La fédération Haut-Uele 2 de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) a salué la récente prise de position de l’Église du Christ au Congo (ECC) sur le débat relatif à une éventuelle réforme de la Constitution de la République démocratique du Congo. Son président fédéral, Blaise Omunyepa, estime que cette déclaration constitue un appel à la responsabilité des acteurs politiques et sociaux, tout en invitant les différentes composantes nationales à privilégier la cohésion sociale et l’unité du pays.
Dans un entretien accordé ce lundi 8 juin 2026 à Congo Profond.net, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) dans la fédération du Haut-Uele 2, a exprimé sa satisfaction à la suite du message publié par l’Église du Christ au Congo à l’issue de sa 66 e session extraordinaire du Comité exécutif national.
Pour ce cadre du parti de l’opposition, la position de l’ECC traduit la volonté de préserver les fondements démocratiques de la République et de garantir le respect des principes consacrés par la Constitution.
Selon lui, l’intervention de cette importante confession religieuse intervient dans un contexte marqué par des débats de plus en plus soutenus autour de la question de la révision ou du changement de la Constitution. Il estime que la voix de l’ECC contribue à enrichir le débat public tout en rappelant la nécessité de respecter les mécanismes légaux prévus par les textes en vigueur.

« La cohésion nationale doit demeurer au-dessus de toute considération politique. Les acteurs sociaux, religieux et politiques ont la responsabilité de préserver l’unité du peuple congolais », a-t-il soutenu.
Profitant de cette occasion, Blaise Omunyepa a lancé un appel aux Églises de réveil ainsi qu’aux membres de l’Union sacrée de la Nation afin qu’ils privilégient le dialogue, l’écoute mutuelle et la recherche du consensus dans les discussions relatives à l’avenir institutionnel du pays. Pour lui, la stabilité de la RDC dépend de la capacité des différentes forces vives à transcender les clivages pour promouvoir l’intérêt général.
Le président fédéral de l’A.Ch Haut-Uele 2 affirme également observer une adhésion grandissante de la population à la vision politique portée par Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président national du parti. Il soutient que de nombreux Congolais se reconnaissent aujourd’hui dans le discours de changement, de bonne gouvernance et de respect de l’État de droit défendu par l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Alors que le débat sur l’avenir de la Constitution continue d’animer la scène politique congolaise, l’Alliance pour le Changement réaffirme son attachement au respect des principes démocratiques et appelle l’ensemble des acteurs nationaux à œuvrer en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité des institutions de la République.
Junior Kasamba
