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Société

Ituri : plus de 590 personnes placées en détention depuis début de l’état de siège !

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La prison centrale de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, accueille à ce jour un nombre important de détenus et prisonniers.

Avec une capacité d’accueil de 500 places, ce lieu carcéral est à ce jour submergé et contient globalement 1.843 personnes poursuivies, pour la plupart, pour participation à des mouvements insurrectionnels.

Selon le directeur de cette maison carcérale, 595 de ces personnes ont été placées en détention pendant l’état de siège.

« Avant l’état de siège on avait un effectif de 1248 prisonniers et maintenant, il y a un effectif global de 1843. Si on fait la différence, c’est environ 600 prisonniers depuis l’état de siège », déclare le lieutenant-colonel Camille Nzonzi Mokonyo dans une interview exclusive accordée à congoprofond.net

Il justifie cette croissance notamment par la montée de taux de criminalité dans la ville de Bunia et environs conduisant à des arrestations soit des auteurs, complices ou soit des suspects dans les dossiers.

Ce nombre élevé des condamnés et détenus a des répercussions négatives non seulement sur la condition de détention mais aussi sur l’alimentation.

« Les gens mangent tous les jours, mais la quantité est en baisse. Plus le nombre augmente, plus la quantité baisse. Cela est dû au budget, nous dépendons encore du budget de l’année 2018 », a-t-il déclaré.

C’est ainsi que cette autorité pénitentiaire tend d’abord la main au gouvernement qui a la responsabilité de nourrir ces prisonniers et aux hommes de bonne volonté de leur venir en aide.

Verite Johnson/CONGOPROFOND

À la Une

Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur

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Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.

C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs

Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.

« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.

Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers

Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.

L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.

Vers un nouveau cadre légal

La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.

En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.

Un soutien des acteurs du secteur

Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.

À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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