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Grève des enseignants : enfin, Tony Mwaba tente de jouer à l’apaisement !

La journée du lundi 18 octobre a été, dans quelques coins du pays, marquée par des mouvements d’élèves et parents, qui ont manifesté leur mécontentement auprès des autorités, suite à la non reprise des cours, depuis la rentrée scolaire.

A Kolwezi, dans la province de Lualaba, les écoliers ont pris d’assaut, ce lundi 18 octobre, les grandes artères de la ville, pour chuter au gouvernorat, où ils ont déposé un memorandum auprès du gouverneur a.i, Fifi Masuka.

A Kinshasa, ce même mouvement était observé, dans la commune de la Gombe, où quelques parents et élèves ont fait un sit-in, devant le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST).

Ces mouvements ont obligé Tony Muaba, ministre de l’EPST, à improviser une ronde dans les écoles, pour sensibiliser les enseignants.

Au lycée Bosangani, dans la commune de la Gombe, Tony Muaba a demandé aux enseignants de retourner dans les salles de classes, car, avait-il déclaré :  » Il n’y a jamais eu un problème sans solution. Ce problème aura des solutions, ce problème aboutira, je vous assure… ».

Il a renchéri en soulignant que :  » Si c’est uniquement pour vos propres intérêts, je vous exhorte à reprendre la craie et enseigner ».

Il a juré qu’il se bat pour les enseignants.  » En tant qu’autorité de tutelle, je n’ai demandé qu’une seule chose aux enseignants: retourner dans les salles de classes et de rester attentifs parce que le dialogue va reprendre « .

Rappelons que c’est depuis le 04 octobre 2021, date de la rentrée scolaire pour l’exercice 2021-2022, que les enseignants des écoles publiques avaient décidé d’entamer une grève.

Ils réclament le paiement du deuxième et du troisième paliers promis par le gouvernement, la régularisation de la situation des Nouvelles Unités, la suppression des zones salariales et la réactivation des écoles abusivement désactivées.

A ces revendications, vient s’ajouter la réactivation de quatre enseignants grévistes, du collège Boboto et du lycée Sacré-Coeur.

Jules KISEMA/Congoprofond.net