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Contestation contre Tommy Tambwe à la tête du PDDRCS : la LUCHA rejoint la Société civile/Nord-Kivu

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En collaboration avec des militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), la Société civile du Nord-Kivu a manifesté, ce jeudi 14 Octobre 2021 à Goma, pour exiger la démission du Coordonnateur du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRC-S), Tommy Thambwe. Cette manifestation s’est déroulée devant l’Hôtel où se tient, depuis quelques jours, des consultations entre le Coordonnateur du P-DDRC-S et plusieurs couches sociales impliquées dans le Programme.

Pour la Coordination provinciale de la Société Civile du Nord-Kivu et la LUCHA, la nomination de Tommy Tambwe ne passe pas. Ces structures rappellent que l’actuel Coordonnateur est également candidat à la démobilisation comme tous les autres en tant que membre actif des rebellions qui ont endeuillé le Congo et l’Est spécialement.
« Nous avons été désagréablement déçus de constater que ce programme a été confié à celui qui devait aussi en bénéficier et nous nous disons que cela est paradoxal. On a pensé à Monsieur Tommy Tambwe qui est un ancien du M23 et qui devait être parmi les bénéficiaires du programme et c’est pourquoi nous avons dit qu’on a renversé la pyramide et nous ne sommes pas convaincus par cette démarche qui ne va pas faciliter la reddition des groupes armés et qui risque de bloquer le processus pour qu’on revienne encore à la case de départ», déclare Placide Nzilamba, acteur de la Société Civile du Nord-Kivu.

Nzilamba annonce que toutes ces actions et manifestations non violentes visent à éveiller la bonne foi du Président de la République qui pourra agir dans le bon sens pour contraindre Tommy Tambwe à démissionner de ce poste afin de donner la chance à ce programme d’évoluer.

« A cause d’un individu, nous ne pouvons pas gâcher la vie de toute cette population congolaise qui s’étend dans la province du Tanganyika jusqu’en Ituri et que donc lui-même en tant que fils de ce pays devait se sentir libre de démissionner de ce poste pour donner la chance à ce programme de répondre aux besoins favorables de nos communautés », ajoute-t-il.

A en croire ce dernier, la personne favorable à ce poste reste celle n’ayant pas participer de près ou de loin dans des conflits armés ou contribué à la criminalité dans la partie Est du pays.
« Pour que d’abord on ait la foi et la confiance en lui, il faut qu’il passe par ce programme. Il n’est pas passé par ce processus DDRCS. Il s’est retrouvé sur le territoire national on ne sait pas par quelle magie. Pour que nous puissions avoir confiance en lui et qu’on sache que l’Etat a investi dans lui pour qu’il redevienne un homme apte à servir son pays, il faut qu’il passe par ce programme. Il a appartenu à un groupe armé. Ce n’est pas un acharnement, c’est une question de principe. Si aujourd’hui nous sommes incapables de faire face à la question de l’insécurité et la question de paix dans la partie Est, c’est parce que nous avons inclus les déstabilisateurs dans la résolution de cette crise », insiste la Société Civile.

Signalons qu’en dépit de toutes ces actions de contestations, Tommy Tambwe séjourne encore au Nord-Kivu où , en sa qualité de coordonnateur du PDDRCS, il mène des consultations avec différentes couches sociales pour expliquer le bien-fondé et les piliers de son programme dans la communauté.

Quid de la participation de la société civile dans ces consultations ?

Qu’adviendra-t-il si la Société civile ne participait pas à ces consultations ?

Les analystes indépendants restent dubitatifs quant à la réussite de ce programme et appellent tous les acteurs au calme.

Franck Kaky/ CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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