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Grève des écoles de Butembo: les enseignants du réseau protestant sensibilisés et menacés ! 

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La situation reste bloquée dans le secteur de l’enseignement primaire et secondaire suite aux mouvements de grève. Et plus de sept jours sont déjà perdus dans le calendrier scolaire.

Pour trouver une voie de sortie dans cette impasse, le gouvernement congolais multiplie des rencontres avec les enseignants grévistes. À Butembo, ce vendredi 8 octobre, le directeur de la province éducationnelle Nord-Kivu 2 a présidé un tête-à-tête avec les enseignants du réseau des écoles protestantes.

Objectif: encourager les professionnels de la craie à suspendre la grève et à reprendre le chemin de l’école en attendant l’issue du dialogue Intersyndical et gouvernement congolais, a annoncé ADHAKU DAWA YOSEE.

 » Il est de notre devoir de rencontrer les enseignants… Pour aujourd’hui quand nous avons constaté, par-ci par là, des mouvements désordonnés des grèves, il fallait que nous puissions recadrer les choses, leur expliquer comment on peut arriver à une grève vraiment autorisée… Après cette séance, les enseignants rentrent à l’école… Nous attendons plutôt la décision de l’Intersyndical qui est au niveau national avec le gouvernement. Ils sont dans les discussions, on attend leur communiqué final « , a-t-il déclaré à la presse locale.

Au même moment, ce cadre de l’éducation au niveau provincial promet des sanctions disciplinaires à travers le SECOPE aux grévistes radicaux. Il appelle les enseignants au respect des instructions données au terme de ces échanges.

 » Il y a des instructions que nous avons lues. Le SECOPE va passer école par école et quand on trouve qu’il n’y a pas un enseignant qui n’est pas venu sans raison, il y a des sanctions. Aujourd’hui il fallait informer nos enseignants, il ne faut pas que ça puisse arriver », prévient ADHAKU DAWA YOSEE.

Du côté des enseignants, l’on parle d’une irresponsabilité du gouvernement congolais. Ces enseignants, en majorité des nouvelles unités, promettent reprendre le chemin de l’école et souhaitent voir les parents reprendre les choses en main pour une bonne scolarité de leurs enfants.

 » Nous sommes prêts à reprendre le chemin de l’école, mais il y a certaines idées qui vont nous contrarier. L’Etat est entrain de faire preuve d’une irresponsabilité alors que nous les partenaires éducatifs nous avons le soucis d’encadrer les enfants. Nous avons encore une crainte du lendemain.nous allons reprendre l’école mais il y encore beaucoup de choses à faire dans ce secteur », ont déclaré quelques enseignants.

Signalons que suite aux menaces de sanctions proférées contre les professionnels de la craie en grève, la sénatrice Francine Muyumba a adressé, depuis le vendredi 8 octobre, une question orale avec débat au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, Tony Mwaba. La sénatrice voudrait avoir des éclaircissements sur ces menaces et leurs raisons, a-t-elle expliqué après le dépôt de sa question.

Il faut rappeler que les enseignants ont refusé de reprendre le chemin de l’école. Ces grévistes réclament l’application du deuxième palier de leurs salaires, la mécanisation des nouvelles unités, la prise en charge des enseignants non payés, la réactivation des écoles illégalement désactivées.

Nehemy Mbusa/congoprofond.net

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Affaire UBA : La famille de Glody Aleko Kibwila dénonce une détention irrégulière et alerte sur son état de santé

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Détenu depuis le 30 avril 2026 dans le cadre d’une affaire l’opposant à son ancien employeur, la United Bank for Africa (UBA), Glody Aleko Kibwila fait aujourd’hui l’objet d’une mobilisation de sa famille, qui dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire.

Selon ses proches, le mandat d’arrêt provisoire délivré à son encontre n’aurait pas été suivi des formalités requises dans les délais légaux. Ils estiment dès lors que la détention de l’ancien employé bancaire soulève de sérieuses interrogations sur le respect des garanties procédurales.

Une bataille judiciaire en cours

Le 13 mai 2026, le Tribunal de paix de Kinshasa-Ngaliema a ordonné sa mise en détention préventive. Cette décision a été contestée par la défense, qui a interjeté appel.

Quelques jours plus tard, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a confirmé la mesure. Une décision que la famille continue de contester, affirmant que plusieurs irrégularités auraient entaché la procédure.

Des inquiétudes pour sa santé

Au-delà du débat judiciaire, la famille se dit particulièrement préoccupée par l’état de santé de Glody Aleko Kibwila.

Selon ses proches, il souffrirait encore des suites d’une intervention chirurgicale récente et nécessiterait un suivi médical régulier. Une demande de liberté provisoire pour raisons médicales aurait été introduite auprès des autorités compétentes sans obtenir, jusqu’à présent, une réponse favorable.

L’espoir d’un nouvel examen du dossier

La famille fonde désormais ses espoirs sur le Parquet général près la Cour de cassation, qui a sollicité la communication du dossier en vue de son examen.

Pour les proches du détenu, cette démarche pourrait permettre une réévaluation des circonstances de l’affaire et garantir un traitement conforme aux exigences d’un procès équitable.

Ils appellent enfin les organisations de défense des droits humains, les acteurs judiciaires et les médias à suivre attentivement l’évolution de ce dossier.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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