Société
Meurtres des experts de l’ONU : « SCED Kasaï Central » dénonce la détention illégale des témoins
L’ONG-DH « Société Congolaise pour l’Etat de Droit »(SCED Kasaï-Central), a publié ce dimanche 3 octobre 2021, une réflexion sur ses réseaux sociaux dénonçant c’est qu’elle appelle « détention illégale des témoins », notamment deux journalistes et un avocat dans l’affaire meurtre des experts de l’ONU .
« Le terme consacré par le législateur dans le code de procédure pénale et le code judiciaire militaire est : » Témoin » (articles 16 à 21 , 74 à 79 du Code de procédure pénale et articles 174 à 181 et 249 du Code Judiciaire Militaire). Cela étant, le mécanisme sous espèce est contenu à l’alinéa 2 de l’article 249. Il confère au ministère public la possibilité de solliciter, au cours des débats, l’audition de nouveaux témoins. », note Dominique Kambala, Directeur général de la SCED dans cette réflexion.
La SCED souhaite par ailleurs que ces témoins demeurent libre en attendant la poursuite de leurs dossiers.
« Il y a ainsi lieu, de tirer, comme conséquence logique que le témoin doit demeurer libre de ses mouvements. Au sens de la Société Congolaise pour l’Etat de Droit, les journalistes entendus, Pierre Sosthène Kambidi et Israél Ntumba, devraient tout bonnement regagner leurs domiciles. Mais hélas! Et pourtant, c’est bien la pratique judiciaire devant la Cour Militaire de l’ex Province du Kasaï occidental, qui a laissé libres d’aller et venir, Sonia Rolley, journaliste de RFI, Pasteur Boniface Bayekuabo et Gabriel Ilnga, entendus sous le même statut , dans la même cause, au mois d’avril 2021. », s’indigne-t-il.
Jeff Mbuyi/CONGOPROFOND.NET
Société
Apprentissage des métiers pour les filles -mères : un facteur vers la réinsertion sociale
Depuis deux décennies, les femmes et les enfants endurent davantage les conséquences néfastes de la situation économico-socio-politique de la République Démocratique du Congo, qui fort malheureusement, est empirée par les conflits armés récurrents à travers le pays.
Les droits des femmes et des enfants sont de plus en plus bafoués en RD Congo malgré la multitude d’instruments juridiques et la volonté affichée des autorités publiques visant à combattre cela et surtout créer un cadre national favorable au plein épanouissement des deux groupes ci-haut cités.
Les victimes (femmes comme enfants) sont presque incapables de se défendre vu leur position de faiblesse économique et sociale, mais également à cause des pesanteurs culturelles.
Le phénomène filles mères qui est considéré comme une des conséquences de la crise en RD Congo génère de prime à bord la stigmatisation dans une société où la maternité reste encore mal perçue lorsqu’elle n’a pas pour cadre un toit conjugale et cela quelques soit le niveau de la crise.
N’ayant, pour la plupart pas développer un niveau de personnalité pouvant leur permettre de faire face ou d’affronter une communauté qui les regarde comme des parias, les jeunes filles qui deviennent mères tôt et sans être mariées sont souvent l’objet d’un rejet, qui, dans certains cas est étendu à leur progéniture. Il s’en suit Stress, perte d’estime de soi, incapacité à assumer les nouvelles responsabilités qui s’imposent à elles, etc.
Les filles mères trouvent prises dans un engrenage qui les prédispose à une exclusion définitive de la société. Scolarité arrêtée et avenir hypothéqué conduise inexorablement à une vie dans la rue qu’elles considèrent, à tort, comme un refuge face à une société qui les a rejetée.
D’où, l’observance de l’augmentation de la toxicomanie chez les jeunes filles et de la criminalité des femmes (des avortements clandestins, des bébés jetés dans des poubelles, des enfants abandonnés dans la rue, des Kuluna filles), la féminisation de la pandémie de SIDA etc.
Et pourtant, l’ingéniosité de la fille et de la femme mère n’est plus mise en doute de nos jours. Bien encadrées et accompagnées sur le plan psycho-social, les capacités de ces jeunes mères peuvent être mises à contribution afin qu’elles aient un revenu plus que substantiel et qu’elles deviennent autonomes.

Dans la perspective de création des emplois porteurs par les jeunes filles mères, la Fondation KALETA créée par Mme Rose KALETA se donne la mission d’accompagner ces filles –mères dans l’apprentissage des métiers pour acquérir des compétences nécessaires vers une autonomisation.
Cependant, la crise qui frappe le monde où la RDC n’est pas épargnée, l’ONG dont Rose Kaleta est la fondatrice ,se fixe la finalité, la réinsertion sociale des enfants et filles –mères à travers des activités d’accompagnement psychosocial malgré des difficultés financières pour la continuation de son travail et se trouve obligée de se tourner vers les éventuels partenaires en vue d’améliorer les conditions de vie de ces vulnérables engagés précocement dans les responsabilités sociales.
Abandonner ces jeunes filles, c’est les exposer à une exclusion sociale certaine avec risque de tomber dans des travers qui vont écourter leur vie. Il est donc impérieux de continuer à former et encadrer ces filles mères et de leur offrir des kits pour la création des Activités Génératrices de Revenus., le lien entre la déperdition scolaire et le cycle infernal de la pauvreté est, à ce jour, plus qu’une évidence. Plusieurs enquêtes ont également établies un lien entre la non scolarisation et les difficultés d’alimentation d’avec les maternités précoces chez les jeunes filles. Cette situation expose sont les filles à l’exploitation sexuelle et économique pour des besoins alimentaires, avec tous les risques que l’on peut imaginer face aux IST et autres MST.
Plusieurs enquêtes ont également établies un lien entre la non scolarisation et les difficultés d’alimentation d’avec les maternités précoces chez les jeunes filles. Cette situation expose sont les filles à l’exploitation sexuelle et économique pour des besoins alimentaires, avec tous les risques que l’on peut imaginer face aux IST et autres MST.
Il est donc impérieux de maintenir ces enfants à l’école ou leur apprendre un métier pour réduire le risque de leur exclusion sociale surtout en capitalisant le programme de l’actuel Chef de l’Etat, Felix Tshisekedi, prévoyant la gratuité scolaire.
C’est ainsi que Rose Kaleta s’investit de plus en plus avec les acteurs sociaux de la Fondation KALETA la réhabilitation de la dignité et pour l’émancipation de la femme pour le progrès.
Zagor Mukoko Sanda
