Connect with us

À la Une

Rentrée scolaire 2021-2022 : des enseignants décrètent une grève dès ce lundi 4 octobre !

Published

on

Alors que le calendrier scolaire publié le 20 août dernier par le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique( EPST) fixe la rentrée des classes au lundi 04 octobre 2021, plusieurs enseignants contactés par CONGOPROFOND.NET semblent bouder cette reprise des cours et affirment même avoir décrété une grève.

Ils ont posé des conditions avant toute reprise de travail. Dans le lot, il y a l’amélioration de leurs salaires ( deuxième et troisième paliers promis par le gouvernement), la prise en charge ( mécanisation) des enseignants dits « Nouvelles Unités », la suppression des zones salariales et la réactivation des écoles désactivées abusivement de la paie.

Pour tenter de trouver des solutions à ces revendications, convient-il de rappeler, une commission paritaire fut convoquée par le gouvernement, à Bibwa ( à l’Est de la capitale Kinshasa), du lundi 27 au jeudi 30 septembre derniers, entre banc gouvernemental et banc syndical, en présences de plusieurs partenaires éducatifs, notamment les confessions religieuses, les associations des parents et la société civile. Du côté du gouvernement, l’on avait noté la présence des ministres de la Fonction Publique, du Budget et de l’EPST.

Fort malheureusement, ces assises ont accouché d’une souris. La séparation s’était faite en queue de poisson et aucun accord n’a été signé entre les deux parties.

De manière unilatérale, accusent les enseignants, la partie gouvernementale, à travers le vice-premier ministre et ministre de la Fonction Publique, Jean-Pierre LIHAU, est revenue à la charge pour clôturer les assises et annoncer quelques décisions dont l’ajout de 20.000 FC à tous les enseignants et l’octroi de la prime de brousse fixée à 20.000 fc aux enseignants du Congo profond.

Avec cette décision, le gouvernement confirme la rentrée scolaire pour ce 04 octobre 2021 à 7h30′, sur toute l’étendue de la République. Un communiqué officiel daté du 30 septembre dernier et signé par Madame Christine NEPA NEPA, Secrétaire Général à l’EPST, a déjà été rendu public.

De leur part, les enseignants considèrent que le gouvernement n’a répondu à aucune de leurs revendications et décident d’entamer la grève dès ce même lundi 04 octobre 2021. Plusieurs déclarations sont déjà faites par différents syndicats des enseignants.

Somme toute, des observateurs se posent plusieurs questions sur l’application des décisions prises en Conseil des ministres. Lors de la quinzième réunion du Conseil des ministres tenue le 13 août dernier, le ministre de l’EPST, TONY MUABA, avait présenté les besoins urgents de son sous secteur. A cette occasion, il avait plaidé pour un ajout de 100.000 fc à tous les enseignants à titre de deuxième palier et la mécanisation des Nouvelles Unités.

Cela était adopté et les enseignants attendaient l’application. Malheureusement, ils constatent avec regret que cette décision du Conseil des ministres reste une lettre morte. Présentement, on revient à la case de départ. L’avenir nous en dira plus.

Jules KISEMA/CONGOPROFOND.NET

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading