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Société

RDC : les élues provinciales renforcées en connaissance sur le mécanisme des droits de l’homme de l’ONU

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Dans le cadre du projet  » Voix et leadership des femmes en RDC », du Centre Carter, en collaboration avec le gouvernement canadien, les femmes parlementaires ont été formées au mécanisme des droits de l’homme des Nations-Unies, en vue de favoriser la mise en œuvre des recommandations formulées à la RDC.

C’est la salle de conférence du centre Carter qui a servi de cadre pour ces assises organisées le mardi 21 septembre 2021.

Les recommandations formulées pour la RDC sont en effet réparties en deux axes à savoir : « La femme et la paix et la sécurité » ainsi que « L’accès à la justice ».

Pour le premier axe, il s’agit de fournir des ressources suffisantes pour mettre en œuvre le deuxième plan d’action national visant à appliquer les résolution 1325(2000) du Conseil de sécurité et de garantir la participation des organisations féminines de la Société civile aux groupes de travail et aux comités liés à l’application des résolutions 1325 (2000) et 1820 du conseil et aussi surveiller et recenser les violences sexuelles et sexistes dans les zones de conflits et d’améliorer la collecte des données et statistiques fiables. Pour ce qui est du deuxième axe qui consiste à l’accès à la justice, il faudrait accélérer l’adoption de la loi sur l’aide juridictionnelle pour faire en sorte qu’elle soit disponible et aussi dispenser aux responsables de l’application des lois une formation sur le droit des femmes et méthodes d’enquête.

Répondant aux questions de www.congoprofond.net, Paola Bartoct, chargée de communication du Centre pour les droits civils et politiques qui s’est dite satisfaite de ces échanges entre son centre, le centre Carter et les partenaires qui sont des élues provinciales regroupées au sein du réseau des femmes élues provinciales et locales(REFEPEL). Elle précise que ces échanges ont permis aux députées provinciales de comprendre quel peut être leur rôle au niveau des provinces, pour mettre en œuvre ces recommandations. Elle s’est aussi réjouie pour une collaboration dans les années à venir afin de renforcer la lutte pour les droits humains pas seulement au niveau national mais aussi dans les provinces.

Pour sa part la députée provinciale Mutinga Marie, présidente du REFEPEL, ces échanges ont été une grande opportunité, pour elles, les femmes parlementaires.

« Nous avons suivi ces recommandations du CDF relatives au mécanisme de protection des droits humains au niveau des Nations-Unies. Et parmis ces recommandations, nous avons retenu celle liée au budget et nous nous sommes dits qu’en tant que femmes parlementaires, nous devons soutenir dans le budget les actions qui visent à appliquer la résolution 1325 liée à la femme, paix et sécurité en tenant compte de toutes les violences dont les femmes sont victimes en ce moment. Nous saluons l’Initiative du centre Carter et nous espérons que ça ne sera pas la dernière fois d’organiser des telles rencontres », a-t-elle souhaité.

PBB/CONGOPROFOND.NET

Provinces

Gemena : impatiente face au blocage du chantier de modernisation, la jeunesse hausse le ton contre IMMO-SERKAS

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À Gemena, l’attente commence à peser lourd. Alors que les travaux de réhabilitation et de modernisation de la ville devaient redessiner le visage urbain, le ralentissement du chantier suscite une vague de mécontentement, particulièrement chez les jeunes.

Depuis plusieurs jours, des messages et vidéos circulent sur les réseaux sociaux pour dénoncer le retard et la qualité perçue des travaux. « Certains individus récidivistes et instrumentalisés diffusent des messages et vidéos de désinformation et désorientation à des fins inavouées », dénonce un communiqué récent de l’entreprise adressé à la population. Mais pour une partie de la jeunesse, ces accusations ne suffisent pas à masquer une frustration bien réelle.

« Depuis l’existence de cette ville, il n’y a jamais eu un seul mètre de route asphaltée », rappelle Me Rufis Enyela, coordinateur du mouvement citoyen lutte pour le changement (LUCHA) dans le Sud-Ubangi. C’est précisément cette promesse historique qui alimente l’impatience. Les jeunes de Gemena, qui espéraient voir enfin des routes praticables, des caniveaux fonctionnels et un éclairage public digne de ce nom, voient le chantier piétiner.

Selon la société IMMO-SERKAS SARL en charge de l’exécution, la responsabilité ne revient pas à l’entreprise. « Les travaux d’assainissement, de pose des bordures et le début des travaux de la chaussée sont exécutés selon les règles de l’art », affirme-t-elle. Le blocage viendrait d’ailleurs : « Cela fait près d’une année que plus de 4 factures de l’entreprise déjà introduites et ayant reçues l’avis de non-objection du Ministre des Finances, ne sont toujours pas payées par le BCECO ».

Conséquence directe : le matériel est à l’arrêt. « Plusieurs camions bennes, 33 conteneurs chargés de bitumes, les engins complets destinés à l’asphaltage proprement dit de nos routes, sont déjà importés » et restent bloqués dans les entrepôts de l’ONATRA en attente de déblocage des fonds. Pour les jeunes mobilisés, cette situation est difficile à accepter alors que les routes comme Gemena-Akula et Gemena-Songo restent « totalement impraticables ».

La colère s’exprime de plus en plus ouvertement. Certains y voient un manque de considération pour la province et une incapacité des acteurs politiques à défendre les projets locaux. « Les mêmes individus sont muets sur ces réalités beaucoup plus graves », souligne le communiqué, qui appelle à la vigilance.

Face à cette tension, l’appel à l’apaisement se fait insistant. « Restons concentrés, ne cédons pas aux informations non vérifiées et sans fondement. Notre rôle est d’assurer un atterrissage en douceur pour que Gemena bénéficie enfin de routes durables », peut-on lire.

Le message se termine sur une note d’espoir : « Gemena mérite mieux. Cela passe par la patience, la vérité et l’unité de tous ». Reste à savoir si cette patience suffira à calmer une jeunesse qui attend des actes concrets, et non plus des promesses.

Blaise ABITA ETAMBE

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