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Société

Santé Sexuelle Reproductive: 40 Jeunes Ambassadeurs outillés et déployés sur terrain 

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Dans leur mission d’accompagnement de la société civile congolaise et les autorités sanitaires dans la mise en œuvre du programme de promotion de droits sexuels et reproductifs des adolescents et jeunes (entre 10 et 24 ans), Médecins du Monde France (MdM-Fr) et IPAS ONG ont procédé, durant 3 jours, à la formation de près d’une quarantaine de jeunes à l’activisme militant en matière de la santé sexuelle et reproductive en RDC. Cadre choisi: le nouveau bâtiment administratif à côté du musée national de la RDC à Kinshasa.

A en croire les organisateurs de cette session, son objectif est de contribuer au renforcement de capacités de 40 jeunes pairs éducateurs en Droits de santé sexuelle et de reproduction (DSSR) pour devenir des jeunes ambassadeurs qui peuvent mener le plaidoyer et l’activisme militant en matière de la santé sexuelle et reproductive en RDC.

Cette tranche de la population, rappelle-t-on, est la plus vulnérables en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR) à Kinshasa et ailleurs dans le pays. MdM-Fr à Kinshasa appui tout particulièrement des activités relevant de l’accès aux méthodes contraceptives et aux soins complets d’avortement suivant les directives du Protocole de Maputo à travers un programme de renforcement des acteurs médicaux et communautaires et une stratégie de plaidoyer vers les décideurs.

Dans le soucis de réduire les risques des grossesses non désirées (GND), les spécialistes ont jugé utile de renforcer la participation des adolescents dans la diffusion de moyens techniques (médicaux et juridiques), y compris le protocole de Maputo à travers des communications de masse dans les médias. Afin de répondre à cet objectif, MdM-Fr travaille en partenariat avec l’Association pour le Bien-être Familial/Naissances Désirables (ABEF/ND). ABEF-ND est une ONG nationale en RDC qui vise à contribuer à l’amélioration de l’accès des adolescent.e.s et jeunes à l’information, à l’éducation et aux services de SSR de qualité et à accroître le soutien des décideurs et leaders d’opinions pour œuvrer à la levée des obstacles socioculturels, religieux et juridiques dans le domaine de la SSR.

Formation participative et interactive, les jeunes participants ont, entre autres, pris part  L’approche d’apprentissage étant par « compétence », aux discussions de groupe, Exercices des CVTA, Études de cas, Jeux de rôle et travail en station, Exercices individuels et de groupe,
Stage d’animation et Echange d’expériences.

Ainsi aguerris, ils ont, eux-mêmes, défini le plaidoyer à faire, présenter le cadre juridique en RDC concernant l’avortement et la contraception, présenter la démarche de plaidoyer, etc.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

Société

Apprentissage des métiers pour les filles -mères : un facteur vers la réinsertion sociale

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Depuis deux décennies, les femmes et les enfants endurent davantage les conséquences néfastes de la situation économico-socio-politique de la République Démocratique du Congo, qui fort malheureusement, est empirée par les conflits armés récurrents à travers le pays.

Les droits des femmes et des enfants sont de plus en plus bafoués en RD Congo malgré la multitude d’instruments juridiques et la volonté affichée des autorités publiques visant à combattre cela et surtout créer un cadre national favorable au plein épanouissement des deux groupes ci-haut cités.

Les victimes (femmes comme enfants) sont presque incapables de se défendre vu leur position de faiblesse économique et sociale, mais également à cause des pesanteurs culturelles.

Le phénomène filles mères qui est considéré comme une des conséquences de la crise en RD Congo génère de prime à bord la stigmatisation dans une société où la maternité reste encore mal perçue lorsqu’elle n’a pas pour cadre un toit conjugale et cela quelques soit le niveau de la crise.

N’ayant, pour la plupart pas développer un niveau de personnalité pouvant leur permettre de faire face ou d’affronter une communauté qui les regarde comme des parias, les jeunes filles qui deviennent mères tôt et sans être mariées sont souvent l’objet d’un rejet, qui, dans certains cas est étendu à leur progéniture. Il s’en suit Stress, perte d’estime de soi, incapacité à assumer les nouvelles responsabilités qui s’imposent à elles, etc.

Les filles mères trouvent prises dans un engrenage qui les prédispose à une exclusion définitive de la société. Scolarité arrêtée et avenir hypothéqué conduise inexorablement à une vie dans la rue qu’elles considèrent, à tort, comme un refuge face à une société qui les a rejetée.

D’où, l’observance de l’augmentation de la toxicomanie chez les jeunes filles et de la criminalité des femmes (des avortements clandestins, des bébés jetés dans des poubelles, des enfants abandonnés dans la rue, des Kuluna filles), la féminisation de la pandémie de SIDA etc.

Et pourtant, l’ingéniosité de la fille et de la femme mère n’est plus mise en doute de nos jours. Bien encadrées et accompagnées sur le plan psycho-social, les capacités de ces jeunes mères peuvent être mises à contribution afin qu’elles aient un revenu plus que substantiel et qu’elles deviennent autonomes.

Dans la perspective de création des emplois porteurs par les jeunes filles mères, la Fondation KALETA créée par Mme Rose KALETA se donne la mission d’accompagner ces filles –mères dans l’apprentissage des métiers pour acquérir des compétences nécessaires vers une autonomisation.

Cependant, la crise qui frappe le monde où la RDC n’est pas épargnée, l’ONG dont Rose Kaleta est la fondatrice ,se fixe la finalité, la réinsertion sociale des enfants et filles –mères à travers des activités d’accompagnement psychosocial malgré des difficultés financières pour la continuation de son travail et se trouve obligée de se tourner vers les éventuels partenaires en vue d’améliorer les conditions de vie de ces vulnérables engagés précocement dans les responsabilités sociales.

Abandonner ces jeunes filles, c’est les exposer à une exclusion sociale certaine avec risque de tomber dans des travers qui vont écourter leur vie. Il est donc impérieux de continuer à former et encadrer ces filles mères et de leur offrir des kits pour la création des Activités Génératrices de Revenus., le lien entre la déperdition scolaire et le cycle infernal de la pauvreté est, à ce jour, plus qu’une évidence. Plusieurs enquêtes ont également établies un lien entre la non scolarisation et les difficultés d’alimentation d’avec les maternités précoces chez les jeunes filles. Cette situation expose sont les filles à l’exploitation sexuelle et économique pour des besoins alimentaires, avec tous les risques que l’on peut imaginer face aux IST et autres MST.

Plusieurs enquêtes ont également établies un lien entre la non scolarisation et les difficultés d’alimentation d’avec les maternités précoces chez les jeunes filles. Cette situation expose sont les filles à l’exploitation sexuelle et économique pour des besoins alimentaires, avec tous les risques que l’on peut imaginer face aux IST et autres MST.

Il est donc impérieux de maintenir ces enfants à l’école ou leur apprendre un métier pour réduire le risque de leur exclusion sociale surtout en capitalisant le programme de l’actuel Chef de l’Etat, Felix Tshisekedi, prévoyant la gratuité scolaire.

C’est ainsi que Rose Kaleta s’investit de plus en plus avec les acteurs sociaux de la Fondation KALETA la réhabilitation de la dignité et pour l’émancipation de la femme pour le progrès.

Zagor Mukoko Sanda

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