À la Une
Kongo River 2021 : Vincent Kunda présente le rapport final à Modero Nsimba et Didier Tenge Litho
Le ministre national du Tourisme, Modero Nsimba Matondo, ainsi que celui de l’Intérieur de la province de Kinshasa, Didier Tenge Litho, ont chacun reçu, dans leurs cabinets de travail, ce mercredi 15 et jeudi 16 septembre, le rapport final des assises de la 1e édition du Festival « Kongo River », présenté par son promoteur Vincent Kunda. Document riche sur les contours de cet événement culturel autour du fleuve Congo, il a été vivement apprécié par ces deux autorités.
« Lorsqu’ils sont venus toquer à notre porte pour nous parler de ce projet, qui va bien au-delà de tout ce que son promoteur a démontré, nous n’avions pas hésiter à apporter notre pierre a l’édifice, car c’est la richesse de notre pays. Le fleuve Congo représente les enjeux de demain, réserve et poumon du monde. Donc c’est notre patrimoine. C’était un privilège pour nous d’avoir contribué à ce projet quand on était au ministère du Tourisme. Et maintenant que nous somme à la tête du ministère de l’Intérieur de la ville de Kinshasa, c’est de notre devoir de sécuriser le secteur du tourisme », a déclaré Didier Tenge Litho.
Quand au numéro un du Tourisme en RDC, il a promis d’être le parrain de la 2em édition qui aura lieu au mois de juin de l’année prochaine. « Je promet un accompagnement digne et à la hauteur de ce festival. Le gouvernement va apporter son soutien en collaboration avec l’Office national du Tourisme, on ne peut pas vouloir que d’autres partenaires extérieurs prennent le devant pendant que ce fleuve est un patrimoine national », a martelé Modero Nsimba.
Au sortir de ces deux audiences, Vincent Kunda s’est dit rassurant d’avoir déposé ce rapport final du festival Kongo River au ministre du Tourisme ainsi qu’au patron de la sécurité urbaine.
« Nous sommes très ravis d’avoir été reçus par ce deux autorités, nous sommes venus déposer le rapport final du festival Kongo River qui s’est passé dans un contexte très difficile, mais nous avons quand même pu lancer cette 1e édition. Nous appelons la population à adopter des comportements éco-responsables, nous avons aussi l’ambition de faire du festival Kongo River un grand rendez-vous panafricain, touristique et culturel. Pour y arriver, la sécurité et l’accompagnement étatique est un des enjeux majeurs », a-t-il fait savoir.
Pour lui, Kongo River veut être cette belle vitrine qui va vendre la destination RD-Cienne sur le plan touristique et environnemental.
« Au regard de ce qui se passe avec la rivière Tshikapa et Kasai avec la pollution des eaux, il est vraiment important que les autorités prennent des décisions drastiques pour la sécurité des eaux du Congo. Cela démontre l’importance du festival qui a pour objet de protéger les eaux du fleuve Congo, parce que l’eau a également un caractère social, humain et vital du fait que personne ne peut vivre sans eaux. », a conclu l’artiste.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
