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Réforme de l’administration publique : J.P. Lihau à Lubumbashi pour finaliser le processus de constitution du Fichier de Référence de l’Administration Publique (FRAP)
Le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du Service Public, est arrivé lundi 30 août 2021 dans la soirée à Lubumbashi.
Dans la province du Haut-Katanga, Jean-Pierre LIHAU est allé parachever le processus de constitution du FRAP en lançant la phase de la remontée des données provinciales vers le Fichier central.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du processus de la réforme de l’Administration Publique.
A son arrivée dans la capitale cuprifere, le Vpm Lihau a expliquer succintement le but de cette mission :
«D’abord pour rencontrer les différents chefs des divisions des administrations publiques dans le Haut-Katanga (Lubumbashi), ensuite procéder à une évaluation du fonctionnement de la caisse nationale de la sécurité sociale des Agents publics de l’État (CNSSAP) Dans un troisième temps, il sera question de lancer l’opération de la remontée des données provinciales. Cette action qui debute dans le Haut-Katanga va s’étendre sur toutes les provinces de notre pays. ».

À en croire le numéro un de la Fonction Publique, il est plus qu’urgent de maîtriser les effectifs des agents de l’État.
«Comme vous le savez, on n’avait indiqué qu’avant d’accélérer le processus de la réforme de l’Administration Publique, nous devons avoir la pleine maîtrise des effectifs des agents Publics de l’État, parce que jusque-là nous avons trouvé les cadres organiques de la fonction publique totalement débordés. Nous avons donc mis en place ce mécanisme de FRAP, qui va nous conduire vers un système intégré de tous les Agents Publics de l’État, où qu’ils soient, que nous puissions mieux gérer leurs carrières.», a-t-il précisé.

Après la province du Haut-Katanga, le patron de l’Administration Publique est attendu à Goma, dans le Nord-Kivu et à Bukavu, dans le Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
