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Les dirigeants des clubs catégoriques : « La Linafoot ne reprend pas avant les élections ! » (Mémo)
Alors que la Ligue nationale de football( Linafoot) a annoncé le début son championnat de la Ligue I le 04 septembre prochain, les clubs participants réunis au sein de l’ADFCO( Association des dirigeants du football du Congo ) font bloc et boudent la reprise de ce championnat. Ils ont rédigé un mémo avec 4 recommandations qui a été déposé ce mercredi 25 août entre les mains du président a.i de la FECOFA. Ce document est signé par le premier vice-président, Max Mokey, et le secrétaire général de l’ADFCO, Me Guy Mafuta Kabongo.
Dans ce mémo dont une copie est parvenue à la rédaction sportive de CONGOPROFOND.NET, l’ADFCO réclame :
1.Le remplacement de la Commission de Gestion temporaire arrivée fin mandat par un retour à la légalité (conformité aux statuts de la FECOFA). Les Dirigeants et Responsables des clubs présents dans cette réunion ayant constaté, sans débats aucun, la fin du mandat de la commission de gestion du championnat national Vodacom Ligue 1 et 2 nommée par la FECOFA depuis plus de quatre saisons sans élections des membres de la Comité de Gestion, ont résolu d’exiger la tenue de ces élections conformément aux dispositions de l’article 48 points a, b et p des statuts de la FECOFA, avant toute reprise du championnat.
Toutefois, en cas de tergiversation dans l’organisation de ces élections conformément aux textes ci-haut évoqués, les Clubs se réservent le droit de saisir les instances du Football à tous les niveaux. Tout retard du début de ce Championnat et de remous social du au refus de la tenue de ces élections incombera à la FECOFA qui en est prévenue.
2 : De la problématique de la réforme des textes réglementaires relatives à la gestion du football en RDC
Les Dirigeants et Responsables des clubs présents ont salué l’initiative de la FECOFA à revisiter les textes régissant le football, en particulier les statu. Les nouveaux textes devant tenir compte d’une part de la loi sportive, des realités de notre pays et spécificités de notre championnat et d’autre part leur conformité non équivoque aux lois de la FIFA.
Les clubs expriment également la volonté de voir un effectif non négligeable des membres de l’ADFCO qui est une association des Clubs actifs au Championnat national et légalement reconnu, intégrer la commission mise en place pour préparer lesdites réformes afin de les rendre plus proche de la réalité sportive avant affichage de toute publicité à l’aire de jeu.
3 : Du contrat de sponsoring entre la société Vodacom et le championnat national Vodacom Ligue 1 et 2
Les clubs encouragent la poursuite du partenariat entre la société Vodacom et le championnat Vodacom Ligue l et 2, mais ont cependant recommandé que pour la saison 2021-2022 qu’une quotité soit également réservée aux clubs, producteurs du spectacle.
4 : De la problématique des mouvements des clubs pour les montées et descentes en Ligue 1 et 2
Tenant compte des difficultés qu’ils ont rencontrées, les Dirigeants et Responsables des clubs présents ont réaffirmé la volonté de voir la FECOFA faire respecter, sans tergiversations aucune, les dispositions du règlement en matière des montées et descentes dans les ligues 1 et 2 selon les cas.
Il faut noter que ces résolutions sont issues de la réunion tenue par l’ADFCO ,le 07 août dernier à l’hôtel africana Palace.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
