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RDC: Comment Moise Katumbi instrumentalise CENCO, LUCHA, CLC et Lamuka !

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Le Comité Laïc Catholique, branche de la CENCO en charge des manifestations de rue et des violences, serait en train de préparer des « troupes » pour des marches dans les jours à venir. Le CLC projette d’envahir la rue quelques jours après des menaces publiques de Moise Katumbi. Quelle coïncidence !

Récemment, la LUCHA avait fait pareil pour réclamer soi-disant la dépolitisation de la CENI. Leur sit-in a échoué lamentablement, car le peuple congolais n’est pas dupe. Au moment de l’adoption de la loi organique sur la CENI au Parlement, la LUCHA était restée curieusement muette. Certainement que l’argent pour financer leur marche téléguidée était encore bloqué à Lubumbashi.

Face à l’échec de la LUCHA, la CENCO et ses politiciens en soutane dont Abbé Donatien Nshole, jette LAMUKA aile Fayulu dans la dance. Fayulu et son groupe des jeunes endoctrinés écrivent un Mémorandum menaçant, que Nshole se charge de distribuer sans gêne à ses collègues de confessions religieuses réunies au Centre interdiocésain le 27 juillet 2021.

Les Congolais savaient depuis longtemps que la CENCO roulait pour Lamuka dans sa globalité, mais là c’est trop. Le secret de Polichinelle n’était plus caché. Comment un homme de Dieu peut se laisser instrumentaliser au point de distribuer le Mémorandum d’un groupe politique que Nshole lui-même a qualifié d’« extrémiste »?

La CENCO peut-elle, de ce fait, prétendre être indépendante et donner des leçons de morale ? Ceci n’explique-t-il pas sa bourde quand elle avait exigé des autres confessions religieuses de réclamer « l’alternance démocratique » en 2023 ?

Comme toute leur stratégie de blocage ne fonctionne pas, voilà que le fameux « chairman » lui-même, le vrai commanditaire et financier de ce désordre politique, entre dans la danse dans Jeune Afrique, et se met à menacer. Menacer les honorables députés, menacer l’Assemblée nationale, menacer le Chef de l’Etat, menacer ses partenaires politiques.
« Que l’on se rappelle 2006, 2011, 2018… Les mêmes causes produiront les mêmes effets en 2023. »
« Je parlais tout à l’heure de ligne rouge. La désignation du président et des autres membres de la Ceni en est une autre. Leur nomination doit être consensuelle et conforme à la loi. Ce qui signifie qu’il faut laisser les confessions religieuses travailler sans pression, menace, intimidation ou manipulation, et qu’il faut tenir compte du poids de chacun des partenaires au sein de la majorité »

Sur la loi Tshiani, « Oui, il s’agit clairement d’une ligne rouge. Si elle venait à être ne serait-ce que programmée pour être débattue au Parlement, nous quitterions la majorité ».

Le peuple congolais voit maintenant qui organisait et finançait les désordres, particulièrement en 2018.

Le peuple congolais voit aussi comment la LUCHA et le CLC ont perdu toute crédibilité, ainsi que la place et le respect qu’ils avaient il y a seulement 4 ans, car devenus fortement partisans et corrompus, toujours prêts à défendre l’indéfendable.

C’est vraiment dommage que des organisations en qui nous avions cru soient incapables de prendre des positions neutres, être désormais l’Eglise au milieu du village pour nous aider à sortir du blocage dans lequel nos religieux conduisent le pays.

Le peuple Congolais dont la maturité politique n’est plus à démontrer, ne devra pas tomber dans ce piège. Il devra refuser de participer aux soi-disant manifestations de rue qui ne visent qu’à assouvir les intérêts politiques et économiques égoïstes de ces soi-disant « mouvements citoyens » et de leurs commanditaires en soutane ou en cravate.
Une contribution citoyenne de Madeleine Eyenga Mboyo, enseignante, militante des droits de l’homme.

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Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF

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La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.

Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.

La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.

Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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