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Industrie culturelle : Catherine Kathungu échange avec Souzy Kaseya et Lokwa Kanza
La ministre de la
Culture, Arts et Patrimoines, Catherine Kathungu Furaha, a reçu, le 18 août 2021
dans son cabinet de travail à Kinshasa, les artistes musiciens Souzy Kaseya et Lokwa Kanza. L’industrie culturelle comme ressort pour développer le secteur de la culture et l’amélioration des conditions de vie des artistes a été au centre de leur entretien.
Poly-instrumentiste et spécialiste de la musique assistée par ordinateur, Souzy Kaseya s’est dit disposé à mettre son expérience au service du ministère de la Culture, afin d’appuyer le mandat de la ministre Catherine Kathungu Furaha.
« Nous avons bâti des carrières très fortes à l’extérieur de notre pays, l’expérience que nous avons acquise est très utile pour permettre à Madame la ministre, qui a de très bonnes idées, d’atteindre ses objectifs », a déclaré Souzy Kaseya, au sortir de l’audience.
Lokwa Kanza, pour sa part, a promis d’apporter son soutien aux démarches de réglementation de la gestion des droits d’auteur qui reviennent aux artistes.
« Madame la Ministre a une forte capacité d’écoute et c’est la chose dont on a besoin en tant que artistes », a-t-il dit.
Lokwa Kanza a exprimé son regret du fait que les artistes périssent pauvres, leurs oeuvres ne soient pas respectées et qu’ils ne soient pas payés. Pour lui, les artistes ne doivent pas vivre dans la mendicité, ils doivent au jour d’aujourd’hui prendre conscience de ce travail afin qu’ils en vivent., a dit en substance.
David Mayele
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La mosaïque d’un peuple-monde : RDC, l’empître géologique qui défie l’indifférence du monde
Avec ses 250 ethnies, ses 450 tribus, ses 78 855 villages et sa myriade de provinces, villes, territoires et chefferies, la RD Congo n’est pas un pays : c’est un continent d’humanité. Là où d’autres nations peinent à gérer trois langues ou dix régions, la RD Congo tient, vivante, bouillonnante et résiliente, une diversité qui ferait vaciller n’importe quelle administration occidentale.
Ce n’est pas un chaos, c’est un miracle politique et social – un laboratoire du vivre-ensemble à l’échelle de l’Afrique tout entière. Sous ce kaléidoscope humain repose un sous-sol à faire pâlir les milliards du Golfe : coltan, cobalt, cuivre, or, diamants, lithium… La RDC est le scandale géologique par excellence, un coffre-fort naturel que le monde pille sans vergogne tout en feignant d’ignorer sa dette historique.
Chaque batterie de nos smartphones, chaque transition énergétique “verte” repose sur les entrailles congolaises – et pourtant, ce pays reste traité en périphérie du jeu mondial. Quelle autre nation supporterait une telle contradiction sans imploser ? La grandeur doit être exigée à tous ceux qui osent prétendre la diriger. Alors oui, diriger cette exception planétaire ne se mesure ni en sièges dorés ni en discours lisses.
Celui qui aspire à gouverner la RD Congo doit porter en lui la hauteur vertigineuse de ce peuple et l’humilité face à cette terre prodigieuse. Il ne s’agit pas de gérer une crise, mais d’incarner une renaissance. Si les dirigeants congolais prenaient pleinement la mesure de ce qu’ils ont – cette diversité, ces ressources, cette âme indomptable – leur stature deviendrait aussitôt celle des plus grands bâtisseurs d’histoire. Car la RD Congo n’attend pas un chef : il attend un géant à sa mesure.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
