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Kinshasa : les plaques minéralogiques pour les » Wewa » vendues à 32 USD à travers la DGRK
Conformément à la loi numéro 18/004 du 13 mars 2018 fixant la nomenclature des impôts, droits, taxes et redevances de la province, le gouvernement provincial de Kinshasa a lancé ce vendredi 20 août 2021 dans la commune de Kalamu la vente des plaques minéralogiques des motocycles.
Selon le ministre provincial des Finances et économie, Ngoie Mvuzi Jean, qui a prononcé le mot de circonstance, l’achat de plaque est d’abord pour raison sécuritaire du motard et aussi c’est du civisme fiscal.
Selon le ministre, cette vente concerne les motos et les tricycles de la ville province de Kinshasa.
Selon la procédure expliquée par le ministre à la presse, la plaque et la carte rose coûtent 32 USD. Il suffit que le propriétaire de l’engin se présente à la DGRK muni de la pièce d’identité et reçu de paiement de l’engin à présenter. S’en suivra la remise d’une note technique qui permet à celui-ci d’aller payer à la banque et revenir avec son bordereau de paiement pour acquérir enfin sa plaque.
Il est à noter que la cérémonie a connu la présence des ministres provinciaux des Transports, des Finances, la porte-parole du gouvernement provincial Yolande Elebe Ma NDEMBO, commissaire générale en charge de la coopération décentralisée et francophoniee etle président des taximen motards de Kinshasa.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
