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RDC-Zambie: reprise, ce lundi, des travaux de démarcation de la frontière dans son tronçon compris entre les lacs Tanganyika et Moero
La RDC et la Zambie vont poursuivre, dès ce lundi 16 août 2021, les travaux de démarcation de leur frontière terrestre commune longue de 205 Km comprise entre les lacs Tanganyika et Moero. Les experts de ces deux pays se sont convenus de s’asseoir, les 16 et 17 août à Pweto, autour d’une table pour planifier l’exécution de cette immense tâche.
A en croire, le directeur Matthieu Mulala de la Commission permanente des Frontières (CPF), les travaux de démarcation proprement dits vont donc débuter ce mercredi 18 août pour une durée de 2 mois et demi.
Une délégation d’experts de la CPF conduite par son secrétaire permanent, le professeur Célestin Nguya-Ndila Malengana, est déjà à Lubumbashi dans la en vue de poursuivre les travaux de démarcation de la frontière commune entre la RDC et la Zambie, en exécution du traité du 18 septembre 1989 signé entre les anciens Chefs d’Etat, le Marechal Mobutu Sese Seko de la RDC et Kenneth Kaunda de la Zambie.
Quant à la Commission technique mixte RDC-Zambie mise sur pied, elle a pour mission de faire la démarcation de la frontière couplée à la sensibilisation de la population et des autorités sociopolitiques afin d’assurer la coexistence des populations frontalières. » Les résultats de ces travaux seront présentés aux deux gouvernements congolais et zambien… », a fait savoir le directeur Mulala.
Notons, à la suite du secrétaire permanent Célestin Nguya-Ndila Malengana, que ce travail qui devait normalement être exécuté depuis 1989 n’a pas été fait. En résumé, avait-il souligné, les négociateurs congolais avaient réussi à ramener la frontière la plus avancée du lac Tanganyika en la ramenant vers la rivière Lunkinda.
Il avait signalé que la RDC a gagné dans les tracés et un effort a été fait pour conserver les frontières héritées de la colonisation.
En définitive, avait-il prévenu : « tant qu’on n’aura pas précisé les lignes de 1989, la confusion régnera toujours ».
Pour la petite histoire, a-t-il rappelé, ce traité issu d’un arrangement de 1894 entre les anciennes puissances coloniales belges et anglaises détermine une frontière rectiligne partant de la médiane du Lac Tanganyika en direction du Lac Moero.
Cependant, cette entente s’était terminée sur une incertitude qui a poussé à la mise en place, en 1982, d’une commission spéciale mixte d’experts qui a abouti au traité signé 7 ans plus tard par les Présidents Mobutu et Kaunda.
Rappelons que la Commission technique mixte RDC-Zambie est à pied d’œuvre depuis juillet 2020 sur le tronçon terrestre compris entre les Lacs Tanganyika et Moero, long de 205 Km.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
