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Mort mystérieuse des poissons à Tshikapa : Guy Mafuta interpelle Ève Bazaïba
Le député national Guy Mafuta Kabongo a, dans une correspondance, interpellé le vice-premier ministre, ministre en charge de l’Environnement au sujet de la pollution des eaux des rivières Tshikapa et Kasaï. Celles-ci ont, par la suite, tué des poissons dans lesdites cours d’eau.
« Rien ne saurait justifier, dans notre écosystème, la mort aussi brusque et importante des poissons et autres espèces animales vivant dans ces eaux en dehors de la présence des substances toxiques dont l’origine criminelle ne saurait être séparée de l’action de l’homme. Il nous revient de faire remarquer que les vies des milliers d’habitants de la ville de Tshikapa et de plusieurs villages et localités dépendent de cette rivière. Beaucoup s’adonnent à des activités de pêche, à l’usage de cette eau pour les besoins de ménage et surtout à l’exploitation des diamants en cette période. » a-t-il dit.
L’urgence s’impose, estime Guy Mafuta en rappelant qu’après la Kwilu par Ilebo, la ville de Kinshasa n’est pas épargnée.
« …Il est grand temps d’agir promptement et efficacement avant que le pire n’arrive tenant compte de la paupérisation de cette population qui ne sait plus obéir aux instructions pourtant formelles des autorités provinciales. Cette calamité toxique se propage dans d’autres rivières et aurait déjà atteint la province du Kwilu par Ilebo : Kinshasa n’est pas épargnée sachant que la rivière Kasaï est un grand affluent du fleuve Congo. »
Selon ce député, des recherches sérieuses et approfondies s’imposent. Il faut appuyer et accompagner l’expertise locale pour en détecter la vraie cause et épargner les vies humaines. Selon certaines de ses sources, l’origine de ce drame serait à rechercher dans une province d’un pays voisin qui s’adonne à une exploitation industrielle de diamant d’où la rivière Tshikapa tire sa source.
Guy Mafuta recommande aux ministres sectoriels de faire une mission conjointe et mixte pour déterminer les causes, évaluer les dégâts environnementaux et humains et apporter les solutions qui s’imposent.
« Nous sommes disposés à mettre à votre dispositions tous les éléments en notre possession et à accompagner cette démarche qui ne saurait se passer d’une forte sensibilisation de la population concernée. Considérant l’urgence et la gravité du danger, je souhaite que priorité soit réservée à la présente et vous demande d’agréer, Madame le Vice-Premier Ministre, Ministre en charge de l’environnement, l’expression de ma considération patriotique », a-t-il conclu.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET