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Économie : Le ministre Kalumba donne les raisons de la révision des prix des produits pétroliers à la pompe
Les prix des produits pétroliers à la pompe ont subi des modifications dans une partie du territoire national. Le ministre de l’Economie nationale, Jean-Marie KALUMBA YUMA, a pris quelques arrêtés fixant les nouveaux tarifs des produits pétroliers, rapporte la Cellule de communication du ministère de l’Économie nationale.
Il ressort de ces arrêtés que les prix sont restés les mêmes dans la zone Ouest comprenant notamment la ville-province de Kinshasa.
C’est plutôt dans la Zone Sud, comprenant la ville de Lubumbashi, qu’il s’observe une légère hausse de 15 % pour l’essence, 18 % pour le gasoil et 20% pour le pétrole.
De même, dans la zone Est la hausse est de 10% pour l’essence, 7% pour le gasoil et 20% pour le pétrole.
Cette décision gouvernementale se justifie par l’évolution récente des paramètres de la structure des prix, particulièrement le Prix Moyen Frontière Commercial dit “PMFC” qui a fortement augmenté, d’après les données fournies par le comité de suivi des produits pétroliers dont le ministère de l’économie nationale assume la Présidence.
En effet, depuis la dernière mise à jour de la structure des prix des produits pétroliers en août 2020, il a été constaté une augmentation sensible des cours du pétrole sur le plan international, occasionnée par la reprise des activités économiques dans les économies prépondérantes occidentales et asiatiques, ce qui a entraîné une hausse du prix du baril de pétrole de 35$ à près de 75$ actuellement.
Les prix des produits raffinés sur le marché international ont augmenté quasiment dans la même proportion et le PMFC, qui est le coût auquel les opérateurs du secteur acquièrent les produits, a ainsi augmenté au delà du seuil réglementaire de tolérance de 5% indiqué dans les textes pour rendre obligatoire le réajustement du niveau des prix pratiqués sur le marché intérieur.
Le taux de change, quant à lui, est passé de 1951,47 CDF pour 1USD au 13 août 2020, à 2007,01 CDF pour 1 USD à ce jour, soit une augmentation de 3% qui n’a pas impacté la structure des prix.
L’autre paramètre de référence est le volume mis en consommation, qui est passé de 109, 547 m3 retenu dans la structure du 13 août 2020 à 127,196 m3 à ce jour, soit une augmentation de 16%, largement supérieure au seuil réglementaire de 5% susmentionné.
Après des concertations avec les opérateurs économiques œuvrant dans le secteur pétrolier, le gouvernement, à travers le ministère de l’économie nationale, a donc décidé de maintenir les prix à la pompe pour la Zone Ouest quitte à procéder à la certification rapide et au paiement progressif des pertes et manques à gagner aux pétroliers distributeurs.
Il a été aussi relevé, à l’occasion de ces concertations que, sur recommandation du Fonds Monétaire International, les réajustements des prix des produits pétroliers devront se faire progressivement jusqu’à atteindre la “vérité des prix” et à mettre fin à la subvention desdits prix par le Gouvernement congolais dont l’important endettement vis à vis des opérateurs du secteur grève les ressources budgétaires.
Bishop Mfundu
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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
