Connect with us

Actualité

Gouvernorat Kasaï Oriental : Alidor Beya dans la course

Published

on

 

Après la destitution de Jean Maweja Muteba pour détournement des deniers publics et incompétence notoire, la province du Kasaï Oriental va bientôt organiser l’élection du nouveau gouverneur. A en croire certaines indiscrétions, plusieurs candidats se bousculent déjà le portillon. Dans le lot, un membre de l’Udps, fils-maison de Mbuji-Mayi, Alidor Beya Mulumba, président fondateur de la « fondation Beya Bulela » (FBB).

Zoom sur Alidor Beya Mulumba

IDENTITE ET FORMATION DE BASE

Marie et père de famille, BEYA MULUMBA Alidor est natif du Kasaï oriental/originaire de MIABI, des parents congolais attachés au christianisme dont il est liée depuis son enfance.

Après une attestation de réussite en Relations Internationales en Belgique en 1983 à l’Université libre de Bruxelles (ULB), Alidor BEYA rallie quelques années après la ville de la tour Eifel à l’Université Saint Denis (Paris 8ème) en France en 1990, d’où il sera porteur d’un diplôme de Licence en Micro Informatique. Il obtint son Baccalauréat en option Math physique à Léopoldville actuelle Kinshasa en 1977.

FORMATION PROFESSIONNELLE

Plusieurs brevets des formations sont à mettre à l’actif de ce digne fils du terroir dont les plus illustratifs sont:

> Brevet d’expert en services des renseignements (en Belgique)

> Brevet avec succès en Relations internationales à ULB (Belgique)

> Expert en Gestion des Entreprenariats, formation apprise en trois

langues (Français, Flamant et Anglais).

EXPERIENCES PROFESSIONNELLES

Toujours soucieux de siens, BEYA MULUMBA Alidor a passé plus de 15 ans à la Direction Générale de Migration « DGM », et membre à l’ Agence de Prévention de Lutte Contre la Corruption (APLC). Il met sur pieds la Fondation FBB Asbl (Fondation BEYA BULELA) créée le 13 Février 2018 avec comme rayon d’action les deux Kasai, BUTEMBO, MBANDAKA et KATANGA.

Le but de cette dernière est de sensibiliser, mobiliser et encadrer la communauté de base, en vue de leur participation au développement social, économique et culturelle, Coordonnateur et seul donateur de ladite Fondation.

L’objectif majeur de FBB est surtout d’assurer la sécurité alimentaire des populations par une production vivrière suffisante et accessible à la consommation locale et l’excédent à l’exportation.

EXPERIENCES POLITIQUE ET MISSIONS

Alidor s’illustre en politique vers les années 1984 dans le parti de L’Union pour la Démocratie et le progrès Sociale (UDPS), à l’époque du feu DIKONDA WA LUMANISHA comme chargé des recrutements et renseignements dudit parti.

1986 à 1990: Il sera élu Président de l’UDPS Benelux (Belgique, Luxembourg, Hollande) poste qu’il assumera avec véhémence.

1990: aux cotés de Monsieur KAMBA Homer et LOKA OHOW, Alidor assiste à la plaidoirie du parti UDPS à Istanbul; avec comme mission de faire accepter son parti comme Membre de l’International Socialiste. Mission réussie haut les mains.

1990: Il se retrouvera ensuite membre de la commission Torture, disparition et enlèvement à la conférence nationale souveraine (CNS).

De 1991-1997 Alidor BEYA sera une fois de plus élu Président de l’UDPS, el prendra part active au dialogue. entre congolais à Sun city en 2002 comme Adviser de la diaspora Congolaise; une négociation ayant aboutié à des résultats escomptés dont la mise sur pieds de l’accord 1+4.

2002 Pacificateur et interlocuteur aguerri, Alidor Interviendra comme membre de la délégation ayant représentée la diaspora congolaise, à Addis-Abeba à la tripartite (Gouvernement, diaspora, rebelles)

2006 à 2011 BEYA MULUMBA ALIDOR Œuvre dans sa province pendant 6 ans; un Passage marquant à A la TETE de la DGM Mbujimayi son fief. Il sera stoppé dans l’exercice de ses fonctions, arrêté pendant les élections présidentielles de 2011 émaillées des fraudes avec comme grief (témoin gênant pour son parti UDPS).

Il faut noter que la date des élections pour élire un nouveau gouverneur n’est pas encore dévoilé, l’intérim est assuré par Mme Jeannette Longa Musuamba.

 

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

Actualité

 » Brut  » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants

Published

on

Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.

La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading