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Catholiques et protestants à la Ceni : trois cycles électoraux chaotiques…ça suffit !

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Considérée hier comme l’apanage de seuls acteurs politiques, la manie des prolongations a fini par toucher le monde des religieux, qui passaient jusqu’ici pour des modèles de la société. Soudain, l’adage biblique qui énonce « Tu vois seulement la paille qui est dans l’œil du voisin, mais ne vois pas la poutre qui est dans ton œil», s’accomplit.

Alors qu’ils occupent le premier rang de ceux qui exercent des pressions sur le gouvernement pour que les élections prochaines se tiennent dans le délai constitutionnel, les représentants des confessions religieuses semblent oublier que le respect du calendrier électoral est la conséquence du respect de toutes les étapes y afférentes. Ils continuent à faire monter des enchères pour des raisons que l’opinion ignore, pendant qu’ils sont au-delà du délai leur imparti pour désigner le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

D’après certaines indiscrétions fuitées de la réunion des confessions religieuses, ce sont les représentants des églises catholique et protestante qui bloquent la machine. Ils refusent de s’incliner devant le choix de la majorité des confessions, soit 6 sur un total de 8 admises à cet exercice. N’eut été ce blocage expressément entretenu par les catholiques et les protestants, la fumée blanche serait aperçue dans le délai.

CENCO et ECC : rotation, SVP !

On rappelle en passant que le consensus avait été adopté comme mode d’arbitrage pour la désignation du président de la centrale électorale, choix dévolu aux délégués des confessions religieuses. Et suivant ce principe de rotation, les catholiques et protestants devraient tout logiquement s’abstenir des débats sur l’oiseau rare attendu pour succéder à Corneille Nangaa, du fait que ces deux confessions ont déjà occupé chacune deux fois la présidence de la Ceni depuis l’instauration du cycle électoral en 2006. Curieusement, constate avec stupéfaction l’opinion, ce sont elles qui font monter les enchères et prennent l’ensemble des Congolais en otage comme si elles disposaient du veto sur toutes les autres confessions religieuses jouissant du même droit.

Pour rappel, le tout premier président de la centrale électorale fut un catholique, en la personne d’Apollinaire Malumalu qui avait organisé les deux tours de la présidentielle, les législatives nationales et provinciales de 2006. Il a été rappelé au même poste en 2012 et était mort en fonctions.
Les protestants, à leur tour, ont aussi déjà occupé la présidence de cette institution d’appui à la démocratie avec notamment Daniel Ngoy Mulunda et Corneille Nangaa. Ce dernier fut coopté après la mort en fonctions d’Apollinaire Malumalu.

Comme on peut le constater, le principe de rotation étant acquis, les catholiques et protestants devraient logiquement se retirer de la course et donner aussi la chance aux autres de montrer de quoi ils sont capables.

Bilan catastrophique

Par ailleurs, personne n’ignore la prestation des délégués catholiques et protestants qui ont eu à occuper la présidence de la centrale électorale en organisant les trois cycles électoraux réputés chaotiques.

Les élections de 2006, organisées par un délégué catholique, ont été manquées par la guerre aussi bien au premier qu’au second tour de la présidentielle, sans compter de nombreuses irrégularités qui avaient entaché les résultats des législatives nationales et provinciales.

En 2011, les résultats de la présidentielle ont été jugés de manière unanime chaotiques.

En 2018, l’opinion se rappelera de cet aveu d’impuissance du président de la Cour constitutionnelle, Benoît Lwamba, en guise de mea culpa, face à la multitude des contentieux électoraux qui n’en finissaient pas.

Bizarrement, tous ces cycles électoraux jugés chaotiques ont été organisés par les représentants de ceux-là qui pensent continuer à dicter leur loi aux autres malgré les échecs patents récoltés par leurs représentants.

Plus donneurs de leçons que modèles

Les bons diseurs ne sont toujours pas de bons faiseurs, dit-on. Cet adage a fait ses preuves en République Démocratique du Congo, au regard des chaos ayant marqué l’organisation de trois cycles électoraux que le pays a connus jusqu’ici. Curieusement, ils ont été pilotés t par les représentants de ceux-là qui passent pour des donneurs des leçons.

Fraudes massives, doublons, fictifs, électeurs, mineurs, militaires et policiers, étrangers…toutes ces irrégularités constituent un dénominateur commun des trois cycles électoraux que la RDC a enregistrés à ce jour.

Certains de ceux qui parlent et critiquent aujourd’hui avaient pris une part active à ces irrégularités et s’étaient tus devant ce qui paraissait comme scandale. Et aujourd’hui, ils tentent de se faire passer pour de petits saints, croyant que le gens n’ont pas de mémoire pour oublier si vite les événements d’un passé assez récent !

En 2006, par exemple, la représentante du parti de Jean-Pierre Bemba, Mme Ebengo Mika, occupant le poste de premier vice-présidente de la centrale électorale, était restée bouche cousue face aux fraudes que dénonçait son camp. Alors que c’est elle qui devrait éclairer la lanterne en disant la vérité des urnes aux Congolais.

Malheureusement, elle avait opté pour le silence jusqu’à présent. Idem pour les élections chaotiques de 2011, où le même phénomène s’était répété. Le professeur Jacques Djoli avait choisi le çamp du silence alors que c’est lui qui devait dire à vérité aux Congolais. Mais, aujourd’hui, il reprend des critiques dans le cadre du G13, oubliant qu’il porte une lourde responsabilité devant l’histoire dans cette déconfiture électorale ayant fait des morts.

Halte au régionalisme subversif

Il est étonnant que les hommes de Dieu, censés être modèles de la société, puissent se compromettre dans des considérations de bas étage indignes de leur rang. La culture paroissiale n’a pas sa place en démocratie, elle est son antithèse.

Recourir aux vieilles pratiques décriées et propres aux politiciens en mal de positionnement pour éliminer un adversaire, est une lâcheté aux conséquences incalculables.

Sur ce point, il importe de rappeler qu’il n’y a pas longtemps que des discours xénophobes tenus par certains prêtres catholiques aux allures de haine tribale, avaient fait des morts à Kinshasa et dans quelques provinces du pays.

Curieusement, la hiérarchie de l’église n’a jamais présenté des excuses aux fidèles pour ce comportement xénophobe qui sème la désunion en vue de solliciter le pardon de Dieu pour l’acte commis. Toutes les réunions et assemblées générales de la CENCO qui se sont succédé au lendemain des élections de 2018 jusqu’à présent, aucune allusion n’a été faite à cette question. Et à la surprise générale, les mêmes discours semblent revenir en force.

Le Phare

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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF

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Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.

Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC

L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.

Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.

Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.

Zoom sur Marianne Mujing Yav

Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.

Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.

Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.

Un symbole fort pour les femmes des médias

L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.

Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.

En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.

Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.

Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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