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Présidentielle 2018 : Théophile Mbemba dévoile le secret de l’échec d’Emmanuel Shadary
L’échec aux élections présidentielles du candidat Emmanuel Shadary a fait réfléchir la classe politique congolaise. Emmanuel Shadary avait en effet toutes les chances du monde pour pouvoir remporter la victoire. Il avait tout de son côté et à son avantage, à considérer la façon dont les choses se passent habituellement en RDC et en Afrique, quand l’on sait que l’on n’organise pas les élections pour ne pas les remporter : Emmanuel Shadary, dauphin de Joseph Kabila, avait tous les moyens, et même les moyens de la République, pour sa campagne électorale.
Ce secret longtemps gardé vient d’être dévoilé par le professeur Théophile Mbemba Fundu, ancien directeur de cabinet du président Joseph Kabila, co-fondateur du Pprd, etc.
Théophile Mbemba a ouvert la boîte de Pandore alors qu’il répondait aux questions dans le magazine Face à face de Top Congo FM ce dimanche 25 juillet.
A la question de savoir ce qui expliquerait l’échec aux présidentielles du candidat du parti au pouvoir, en face de tous les moyens, de tous les pronostics et toutes les prédispositions, Théophile Mbemba a fustigé notamment l’imprégnation du choix de Joseph Kabila.
Théophile Mbemba a révélé que le choix d’Emmanuel Shadary Ramazani a été opéré par Joseph Kabila le même jour de la clôture de dépôt de candidature à la Ceni (commission électorale nationale indépendante). Il estime que cette surprise n’a pas aidé le candidat à s’apprêter, ni au parti de préparer son candidat.
Pour lui, « devenir président de la République suppose une préparation suffisante pour sensibiliser la population, entrer dans l’esprit de la population, faire connaître ses idées et sa vision… ».
« Même si l’on vient d’un parti politique, le peuple veut aussi savoir : qu’est-ce que vous-même apporterez, de quoi serez-vous capable par rapport à l’idéologie de votre parti ».
Théophile Mbemba qui se refuse de dire que le choix de Shadary était un mauvais, estime que l’imprégnation du candidat constitue un élément dans l’échec du Pprd et du FCC. Pour lui, Joseph Kabila aurait dû opérer plus tôt son choix de dauphin pour permettre au candidat d’être préparé au combat qui l’attendait.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
