À la Une
Unikin : bagarres rangées, ce jeudi, entre étudiants des facultés de Médecine et Pétrole !
Une forte tension a régné, ce jeudi 22 juillet 2021, sur le site de l’université de Kinshasa ( Unikin). Au coeur de cette situation : des violentes échauffourées entre étudiants de deux facultés( Médecine et Pétrole & Gaz), occasionnant même un arrêt général des cours.
En effet, au grand désarroi des étudiants d’autres facultés, les cours ne se sont pas déroulés convenablement ce jeudi. La police universitaire, sans moyens de répression, a observé impuissant le point culminant d’un conflit qui existe depuis belle lurette entre ces deux facultés.
A en croire le témoignage d’une étudiante de troisième doctorat en médecine, ce conflit a repris son cours le mardi dernier. » Pendant que les cours se dispensaient à la faculté de médecine, un étudiant ayant repris l’année en médecine et qui a changé de faculté pour le Pétrole et Gaz, est revenu dans son ancien auditoire après des disputes avec ses anciens collègues qui ont également repris l’année. Ceux-ci sont communément appelés ‘’sénateurs’’. L’étudiant de Pétrole et Gaz s’en est pris à une étudiante de médecine qu’il a même battue… »
Et de poursuivre : « Le lendemain, donc mercredi dernier, des étudiants de médecine ont repéré cet étudiant de Pétrole et Gaz qu’ils ont « corrigé » à leur tour. C’est ainsi qu’aujourd’hui, jeudi, aux alentours de 10 heures, en guise des représailles, des étudiants de Pétrole et Gaz ont attaqué ceux de médecine jusque dans leurs auditoires, frappant à l’aveuglette tous les futurs médecins trouvés sur leur chemin. Comme symbole de leur victoire, les » pétroliers » ont déterré le panneau où étaient inscrits les insignes et renseignements de la faculté de Médecine. D’où, la bagarre générale avec jet de pierres ! »
Tous les efforts fournis par CONGOPROFOND.NET pour atteindre les autorités universitaires se sont avérés vains. Dossier à suivre.
Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
