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La gouverneure Malangu Kabedi aux agents de la BCC : « Je sais que je vais compter sur chacun et chacune d’entre vous ! »

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La cérémonie de remise et reprise entre l’équipe sortante et entrante à la Banque Centrale du Congo, BCC, a eu lieu ce lundi 19 juillet 2021 au siège de cette entreprise publique à Kinshasa devant le ministre des Finances, Nicolas Kazadi.

Après la validation du procès-verbal par le ministre des Finances, la nouvelle gouverneure de la BCC, Madame Malangu Kabedi a donc pris officiellement ses fonctions.

Nommée par ordonnance présidentielle le 5 juillet dernier, elle remplace à la tête de la Banque centrale du Congo, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo.

Aussitôt ayant pris ses fonctions, la nouvelle patron de la Banque centrale du Congo a d’abord remercié les cadres et agents qui lui ont réservé un accueil chaleureux avant de demander à tout le monde de se mettre rapidement au travail.

Elle dit compter sur tout le monde pour réussir sa mission.

« Merci beaucoup, je suis très ravie de vous revoir encore. Je suis de retour à la maison. Je vous remercie beaucoup d’avoir pris le temps de venir pour m’accueillir et je sais qu’on aura le temps de parler”, a-t-elle dit.

Et de poursuivre “tout ce que je peux vous dire c’est que ça me fait très chaud au cœur de voir cet accueil extraordinaire. Je sais que je vais compter sur chacun et chacune d’entre vous pour qu’ensemble nous puissions apporter notre contribution aux missions qui sont dévolues à notre chère banque centrale. Je vous en remercie d’avance ».

Malangu Kabedi, est la première femme nommée à la tête Banque Centrale du Congo depuis sa création.

Née le 1er février 1958 à Kananga dans l’actuelle province du Kasaï-Central, cette mère de deux enfants a fait ses études supérieures à l’Université Libre de Bruxelles où elle a obtenu une licence en économie et une maîtrise en économie.

Au cours de sa carrière professionnelle, Madame Kabedi Malangu Mbuyi a principalement travaillé comme économique au Centre d’Economie Appliquée (DULBEA) de l’Université Libre de Bruxelles pendant un an.

Elle a presté deux ans au Département des études de la Banque Centrale du Congo (à l’époque appelée Banque du Zaïre) et exercé l’essentiel de sa carrière d’économiste au sein du Fonds Monétaire International (FMI).

Grâce à son travail au FMI, Madame Malangu a occupé des fonctions variées.

Économiste dans cinq pays successifs, elle assumera le rôle d’enseignante à l’Institut de formation du FMI, Conseillère principale auprès de l’Administrateur en charge des pays africains francophones au Conseil d’Administration du FMI.

Elle deviendra le Représentant résident du FMI au Bénin et au Cameroun respectivement en qualité d’assistant au Directeur du Département Afrique ; Chef de Division adjoint et Chef de mission pour pour cinq pays avant d’occuper les fonctions de Directrice du Centre Régional d’Assistance Technique du FMI pour l’Afrique de l’Ouest.

Madame Malangu est polyglotte dans la mesure où elle parle couramment le Français et l’Anglais alors qu’elle possède un niveau de connaissance fonctionnelle en langues espagnole et portugaise.

Bishop Mfundu

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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