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Uvira: une députée met fin au transport des cadavres par moto !

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Les habitants de plusieurs territoires de la province du Sud-Kivu continuent de porter les cadavres de leurs proches sur des velos, motos ou encore sur des chaises ! Les causes sont, notamment, la pauvreté à outrance et aussi l’absence des moyens de transport automobile.

Face à cette situation, la députée provinciale Furahisha Mukuhano a décidé de doter un véhicule à ces habitants moyens pour leur eviter ce calvaire.

« Il s’agit d’un véhicule de marque Fuso d’une capacité de 180 personnes pour alléger leur souffrance physique dans l’exercice de leurs travaux champêtres qui exigent assez d’énergie, mais aussi de deux vanettes. Une vanette pour aider les malades à se rendre aux structures médico-sanitaires et lors de leur sortie. Elle servira également de transport aller-retour aux parturientes (accouchées), et une autre vanette pour couvrir les activités funéraires. D’ores et déjà, il n’est plus question de transporter le corps sur des vélos, motos ou aux mains par des individus », précise la députée Furahisha.

A cela s’ajoute les difficultés auxquelles font face les cultivateurs d’Uvira depuis plusieurs années, notamment l’insécurité à outrance ou encore le ramassage des armes dans leurs champs.

En finir avec le pourrissement des produits vivriers 

Le problème persistant d’écoulement des produits champêtres au marché persiste dans cette partie de la République, pourtant un des poumons agricoles de la province du Sud-Kivu.

Les cultivateurs constatent régulièrement, la mort dans l’âme, le pourrissement de leurs produits dans les champs sans être évacués pour la vente et la consommation.

« La population d’Uvira, plus particulièrement les femmes cultivatrices font face au problème de mobilité aux fins de se rendre à leurs champs de Kawizi et d’autres villages éloignés. Vous êtes sans ignorer que le développement implique l’apport des solutions concrètes aux multiples problèmes de sa base dont le transport en fait partie. C’est dans cette optique, soucieuse des conditions de travail de ces cultivateurs et cultivatrices, nous venons de leur doter de ces véhicules », a dit à CONGOPROFOND.NET la députée Furahisha Mukuyano Philad.

Notons que cette partie de la province assistée fait partie des coins à problèmes. Il y a à peine deux semaines, des femmes ont ramassé 2 armes et 5 chargeurs mais aussi d’autres effets de guerre.

Shukuru Ntwali /CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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