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Suspension des plénières à l’APK : le VPM Aselo donne raison à Magloire Kabemba et déboute Gode Mpoy !
Répondant à un courrier du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa sur l’interprétation de la mesure d’interdiction de rassemblement de plus de 20 personnes sur les lieux publics, le vice-premier ministre , ministre de l’Intérieur, Aselo Okito, a, par sa lettre, autorisé l’assemblée provinciale de tenir ses plénières comme d’habitude mais en respectant strictement les gestes barrières édictés par les autorités sanitaires. Il a rappelé que cette mesure ne concerne pas les tenues des plénières des organes délibérants en général, et celles de l’assemblée provinciale de Kinshasa en particulier.
« Faisant suite à votre lettre, je relève que, contrairement à l’interprétation que vous en faites, les mesures relatives à l’interdiction des rencontres de plus de vingt personnes décidées par le Gouvernement de la République ne concernent pas non seulement l’Assemblée Provinciale de Kinshasa, mais également les autres institutions publiques , comme l’Assemblée Nationale, le Sénat, les Écoles ainsi que les Universités. Les Députés provinciaux de votre Assemblée sont appelés cependant au respect strict des mesures barrières, notamment, la distanciation sociale, le port obligatoire de masque et la prise de température à l’entrée de la salle de réunion », a-t-il écrit dans sa lettre numéro 25/CAB/954 du 02 juillet 2021.
Après cette réponse de vice premier ministre, ministre de l’intérieur, les députés provinciaux membres de l’Union sacrée qualifient la décision de Gode Mpoy de suspendre les plénières comme une violation des mesures prises par le gouvernement de la République sur la lutte contre la pandémie de Covid-19 :
« Il apparaît donc clairement qu’en suspendant les plénières de l’APK pour la session de mars 2021, et en clôturant par un simple communiqué ladite session se fondant ainsi sur l’interdiction des réunions de plus de 20 personnes, le président de l’assemblée provinciale de Kinshasa a agi en violation des mesures prises par le gouvernement de la république en la matière. Il a de ce fait décidé de manière unilatérale et illégale, ce que les députés provinciaux de Kinshasa membres de l’union sacrée ont décrié à travers les différents mémos déposés auprès des autorités telles que président du sénat, et aussi à travers la déclaration faite par leur porte-parole, l’honorable Magloire Kabemba », déclarent-ils
Avant de poursuivre : « la vérité est têtue et elle finit toujours par triompher. Le VPM de l’intérieur vient ainsi d’administrer à Gode Mpoy la preuve qu’il n’avait pas le droit de suspendre les plénières de l’assemblée provinciale ni de clôturer la session de manière cavalière . C’est dire que l’action en justice qu’il a injustement intentée contre l’honorable Magloire Kabemba est tout simplement ridicule et dénuée de tout fondement. Si le ridicule pouvait tuer ! »
Rappelons le que le 22 juin dernier, les députés provinciaux de l’Union sacrée ont crié au scandale après que le président de l’Assemblée provinciale, Gode ait traduit en justice l’un de leurs, à savoir : Magloire Kabemba. Ils avaient également déploré cette suspension de la session ordinaire en cours par le président de l’Assemblée provinciale en raison de la pandémie, alors que d’autres institutions de la République fonctionnent normalement en respectant les gestes barrières.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
