Société
RDC : l’UNESCO organise l’atelier sur les rôles des médias dans la promotion du leadership féminin
Promouvoir la participation politique et améliorer l’image de la femme dans les médias, avec l’implication des professionnels des médias, voilà qui est au centre d’un atelier de trois jours soit du mercredi 07 juillet à ce vendredi 09 juillet 2021 à Pullman Hôtel organisé par l’UNESCO en partenariat avec l’union congolaise des femmes des médias UCOFEM.
Selon Jean-Pierre Ilboudo représentant de l’UNESCO en RDC, cet atelier concerne plus particulièrement les journalistes rassemblés au sein de L’UCOFEM. Pour lui, les médias peuvent entraver ou accélérer les avancées structurelles en faveur de l’égalité des genres car ils jouent un rôle crucial dans la formation des perceptions, des opinions et comportements. Ainsi les médias se trouve mieux placés pour promouvoir la lutte contre les stéréotypes, pour refléter la réalité des femmes et des hommes dans toute sa diversité et pour encourager la parité entre homme et femme.

Il a aussi révélé qu’au cours de ces assises, il est question de renforcer les capacités des journalistes et médias dans les techniques de production audiovisuelle qui vont concourir à promouvoir la participation de la femme à la vie politique et au processus de prise de décision. Et de renchérir que les journalistes participants à cet atelier auront des sessions pratiques sur terrain en matière de réalisation et de production des formats radiophoniques consacrés à la question du leadership féminin.
Pour sa part le ministre de la communication et des médias , porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya qui a lancé les travaux de l’atelier ne s’est pas retenu de remercier l’UNESCO pour cette initiative. Selon Muyaya, dans le contexte actuel du pays, la participation des femmes dans les processus de paix génèrera les conditions d’une démarche inclusive favorable à une réelle réconciliation nationale, nécessaire à la restauration et au maintien effectif de la paix.
Il a démontré qu’Impliquer les femmes dans les structures politiques et administratives contribuera positivement à la promotion d’un nouveau narratif sur la RDC. Celui d’un Congo plus juste, plus inclusif, plus prospère, plus paisible, plus à l’écoute de son essence même…Un Congo plus beau qu’avant.

Comme c’est le cas avec les autres aspects de la lutte pour l’égalité du genre, il s’agit non seulement de favoriser un accès plus équitable et égalitaire aux lieux de pouvoir et de décision, mais aussi de créer les conditions d’une pleine participation aux processus décisionnels à tous les niveaux de la vie politique, économique et publique. Ceci ne peut être fait sans le concours des médias.
« Pour y arriver il faut mobiliser des partenariats stratégiques entre différents décideurs (Gouvernement, Médias, Société Civile et Organismes Internationaux) ;
– Faciliter aux femmes l’accès aux moyens d’information et de communication ;
– Développer des mécanismes visualisant l’image positive de la femme ;
– Améliorer les capacités des institutions et organisations gouvernementales et non gouvernementales qui œuvrent en faveur de la promotion des femmes ;
– Renforcer les capacités d’autonomisation des femmes en augmentant les moyens d’action afin d’assurer la plaidoirie optimale et aspirer à une société équitable. » a-t-il indiqué
Il est à noter que les femmes qui prennent part à ces assises sont des femmes politiques, femmes patrons des entreprises, femmes juristes, activistes des droits de l’homme et les professionnels des médias audiovisuels et presse écrite.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Santé
Ebola à Butembo : des psychologues renforcent leurs capacités pour la prise en charge psychosociale des communautés
Les psychologues cliniciens de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, ont participé ce samedi 13 juin 2026 à une formation axée sur la prise en charge psychosociale en période d’épidémie d’Ebola. Organisée par l’antenne locale de l’Union nationale des psychologues cliniciens (UNPC), cette session s’est tenue dans l’une des salles de l’Université de l’Assomption au Congo (UAC).
Selon la présidente de l’UNPC/Butembo, Mme Kavira Vinywasiki Florentine, cette initiative vise à renforcer les compétences des professionnels de la santé mentale face aux défis psychologiques engendrés par la résurgence de la maladie. Elle a indiqué que les psychologues sont appelés à intervenir auprès des malades, des cas suspects, des familles ainsi que des communautés affectées.

« Nous nous sommes rassemblés pour essayer de renforcer nos capacités par rapport à l’intervention psychologique en cas de crise ou d’urgence, surtout dans la situation actuelle de la résurgence de la maladie à virus Ebola dans nos zones de santé de Butembo », a déclaré Mme Kavira Vinywasiki Florentine. Elle a ajouté que les psychologues doivent travailler sur les émotions négatives, notamment la peur et l’anxiété provoquées par l’annonce de nouveaux cas.
La responsable de l’UNPC a également insisté sur la nécessité de lutter contre le déni observé dans certaines communautés. « Leur conscient ne veut pas accepter la réalité. C’est au psychologue clinicien d’y travailler et de voir comment communiquer avec la communauté à travers des méthodes humaines et compréhensives afin de réduire les résistances », a-t-elle expliqué.

Les participants ont salué l’importance de cette formation. Psychologue clinicien à Butembo, Kakule Mahamba Job a affirmé avoir acquis de nouvelles connaissances sur l’accompagnement psychologique des personnes touchées par l’épidémie. « Nous venons d’apprendre comment prendre en charge les patients pendant cette période d’Ebola. Nous avons aussi retenu différentes méthodes pour briser la résistance communautaire », a-t-il témoigné, tout en félicitant les organisateurs.
Cette formation intervient alors que l’épidémie continue de progresser dans le Nord-Kivu. Deux nouvelles zones de santé, Vuhovi dans le territoire de Beni et Masereka dans le territoire de Lubero, sont désormais touchées. La province compte actuellement 40 cas confirmés. La ville de Butembo continue également de notifier des cas positifs, notamment dans les zones de santé de Katwa, qui enregistre 17 cas et demeure l’épicentre de l’épidémie, ainsi que Butembo avec 7 cas confirmés.
Dalmond Ndungo
