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RDC : la veuve Chebeya sensibilise le Premier ministre sur la réouverture du procès

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Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a échangé, samedi en son cabinet de travail, avec Mme Annie Chebeya, veuve de feu Floribert Chebeya, qu’accompagnait le président de la LIZADEEL (Ligue de la Zone Afrique de Défense de Droits des Enfants et Élèves), M. Joseph Godé Kayembe, et de Paul Nsapu, vice-président de la FIDH (Fédération Internationale de Droits de l’homme) et président de la Ligue des électeurs.

Au sortir des échanges, le président de la LIZADEEL Joseph Godé Kayembe, a justifié cette visite par deux raisons.

Selon lui, ils sont venus voir le Premier ministre d’abord, pour lui présenter leur civilité à la suite de sa nomination et le remercier par la suite pour l’attention soutenue qu’il a daigné manifester à pouvoir recevoir la veuve Chebeya afin de s’enquérir de la situation sociale que traverse cette famille privée de son père.

Leurs entretiens ont également porté sur l’évolution du dossier judiciaire de feu Chebeya, qui selon la délégation, semble piétiner. Et pourtant, souligne-t-elle, il faut que ce dossier se débloque pour que l’État congolais indemnise les enfants et les familles afin de leur permettre de vivre. « Nous avons trouvé que du côté du Premier ministre, il y avait un sens d’écoute élevé, un sentiment d’accompagnement, une personne réceptive qui doit prendre des dispositions utiles en tant qu’autorité« , a-t-il lancé.

La veuve Annie Chebeya, a pour sa part, imploré la justice de faire son travail par la réouverture des procès pour les deux familles, Chebeya et Bazana, au niveau des instances judiciaires. « J’ai trouvé un Premier ministre serein et attentionné, je lui ai présenté ma situation et le vœu de nos deux familles Bazana Fidèle et Chebeya Floribert pour la réouverture du procès« , a-t-elle confié à la presse.

Cette dernière déplore le fait que bien qu’il y ait des assassins qui ont fait des révélations jusque là, le procès reste bloqué.

La Veuve Chebeya espère voir le procès reprendre pour élucider les choses telles qu’elles se sont déroulées afin de mettre fin à la souffrance des familles et leur permettre de clore définitivement le deuil tant observé par ces dernières. «Malgré les témoignages des gens, nous voulons connaitre exactement ce qui s’est passé. Que les veritables assassins soient arrêtés, jugés, selon la loi et la justice. Que la justice fasse vraiment son travail», a conclu Mme Chebeya.

Alors responsable de l’ONG de défense des droits de l’Homme la Voix des Sans Voix (VSV), Floribert Chebeya fut assassiné le 2 juin 2010 à Kinshasa avec son chauffeur Fidèle Bazana, rappelle-t-on.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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