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Esu : prof Floribert Kiala nommé DG de l’Istm Marie Reine de la Paix de Kenge
L’institut supérieur des techniques médicales Marie Reine de la Paix de Kenge a désormais un nouveau comité de gestion.
Au terme de l’arrêté ministériel 0199 pris le 25 juin [et notifié le 29 juin] portant désignation et nomination des membres du comité de gestion de l’institut supérieur des techniques médicales Marie Reine de la Paix de Kenge, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Muhindo Nzangi, a nommé l’abbé Kiala Sadila Kanda Floribert, directeur général de cette institution.
Les autres membres du nouveau comité sont : prof Ngongo Mulemba Benjamin (secrétaire général académique), Freddy Mayamba Kilolo (secrétaire général administratif) et Mayele Masikini Clémentine (Administrateur de budget).
Abbé Kiala Floribert est prêtre du diocèse de Kenge et est secrétaire général de l’institut supérieur pédagogigue de Kenge. Il est docteur en sociologie de développement. Il a écrit : « le diocèse de Kenge et le développement humain à 50 ans d’existence », ouvrage publié aux éditions Domograf en 2013.
En 2016, il a écrit « L’éducation et l’ajustement culturel pour le développement humain en milieu rural africain; cas du territoire de Kenge en République Démocratique du Congo ». C’est un essai où cet autre enfant terrible de Pelende-nord pense qu’il faut repenser l’éducation scolaire pour permettre d’activer certaines capacités de la personne et d’occasionner ainsi un changement positif de mentalité. Il estime en effet que l’instruction occidentale telle qu’imposée en milieu rural africain ne semble pas répondre aux attentes de la société. « Si elle a fourni une main-d’œuvre appréciable au temps colonial et a imposé les premiers leaders politiques des indépendances, elle ne répond plus à la demande actuelle des Africains et des Congolais ».
« En milieu rural, renseigne-t-il, la population reste encore parfois soumise aux contraintes et réalités traditionnelles qui orientent son comportement ».
La nomination de ce nouveau bureau met ainsi fin au comité dirigé par le professeur Cush Ngonzo Luwesi.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
