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Forum parlementaire de la SADC : Christophe Mboso ouvre la 49ème session
L’honorable Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, speaker de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, et président en exercice du forum des parlementaires de la SADC, a lancé, ce vendredi 25 juin, les travaux de la 49ème session de l’Assemblée plénière du Forum parlementaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Placé sous le thème «tirer avantage de la Zone de libre-échange continentale africaine pour la reprise économique post-Covid en Afrique australe; le rôle du Forum parlementaire de la SADC et des parlements nationaux », ce forum vise la promotion de renforcement des capacités des parlementaires de la SADC et des autres partenaires qui interagissent avec le parlement en tant qu’institution.
«Ce symposium permettra donc de familiariser les représentants du Forum aux principes cardinaux de la Zone de libre-échange africaine (ZLECAF) afin de favoriser la pertinence des délibérations », a fait savoir le président Christophe Mboso Niodiapwanga à l’ouverture de cette session.
Cette session met l’accent sur la nécessité de promouvoir la coopération régionale et d’envisager des solutions innovantes qui peuvent favoriser l’intégration régionale, tout en augmentant les flux commerciaux et le PIB (produit intérieur brut) par habitant au sein des États membres, comme l’a fait savoir le président du Forum parlementaire de la SADC.
De ce point de vue, la mise en place d’une zone de libre-échange signifierait que les flux commerciaux interafricains se feraient sans barrières tarifaires en vertu du principe de non-discrimination. Les marchandises importées seront soumises au même traitement que les produits fabriqués localement et le traitement accordé à la nation la plus favorisée s’appliquera à tous les États africains. Ce flux commercial fournira également des incitations nécessaires pour attirer les investissements étrangers qui peuvent créer de nouvelles opportunités pour les citoyens de la SADC», a estimé Christophe Mboso.
« Toutefois, a-t-il ajouté, cette zone ne doit pas faire oublier l’écart de développement qui existe entre nos différents États ».
Aussi Mboso a-t-il insisté sur la nécessité de planifier une période d’harmonisation des économies de la région afin de les rendre capables à opérer dans une zone de libre-échange.
« Cette période d’adaptation permettrait de répondre au problème de la convertibilité de nos monnaies et la mise en place des normes concernant la qualité des produits et des services », a-t-il expliqué.
« Mais l’appropriation de cet accord de libre-échange nécessite que de nombreuses étapes soient franchies. C’est pourquoi, on attend de cette assemblée plénière qu’elle délibère, de manière constructive, sur la question et prenne des résolutions nécessaires qui guideront les États membres de la SADC dans le processus de domestication et d’incorporation ».
Et le président Mboso a profité de cette occasion pour rappeler que la ZLECAF représente le début d’un processus de libéralisation commerciale au profit de tous les peuples africains en général et à ceux de notre région en particulier.
En sa qualité de président du Forum, il a fait savoir que la ZLECAF est en phase avec d’autres instruments juridiques en cours d’élaboration.
« En fait, la loi type de la SADC sur la gestion des finances publiques et la loi type de la SADC sur la violence basée sur le Genre promeuvent la prospérité socioéconomique à tous les citoyens de la SADC, indépendamment de l’âge, du genre, du sexe et d’autres déterminants sociaux. « La ZLECAF a en partage les mêmes valeurs », a-t-il fait valoir.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
