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CAMI: en colère, les activistes des droits des femmes et ressources naturelles exigent la remise et reprises !
La représentativité des femmes dans les entreprises de l’État demeure un casse-tête pour les féministes. L’installation officielle de Mme Chantal BASHIZI désignée directrice générale au cadastre CAMI depuis 2018 traine sans raison valable. Une situation préoccupant les organisations féminines qui crient à la violation de l’article 14 de la constitution de la République et au non respect de la résolution 1325.
Réunies à Kinshasa ce 23 juin 2021 face à la presse, les organisations féminines œuvrant pour les droits des femmes et les ressources naturelles ont exprimé leur mécontentement sur le retard « machiavélique » de la prise officielle des fonctions de la nouvelle DG du CAMI. Nommée, en effet, en décembre 2018 sous le premier ministre Bruno TSHIBALA c’est à peine que la nouvelle mandataire de l’Etat au CAMI a reçu sa notification de l’actuelle ministre des Mines Mme Antoinette NSAMBA.
Rappelons que l’ancien ministre KABUELULU avait reçu les copies conformes de 5 ordonnances pour notification aux impétrants dont 4 hommes et une femme. Les 4 autres mandataires à savoir ceux du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC); Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale à petite échelle ( SAEMAPE); Service géologique national du Congo (SGNC) et (CRM), étaient déjà installés à l’exception de la nouvelle patronne du CAMI.
« Nous insistons sur la discrimination de la femme », a déclaré le consortium à la presse.
A en croire la déclaration lue par Mme Mignonne MBOMBO, membre du consortium, le nouveau report de la remise et reprise au 2 Juillet prochain accuse une certaine léthargie. Laquelle situation pourrait mettre en mal l’avenir du CAMI, structure importante de la gestion du secteur minier de la RDC.
Pour information, Mme Chantal BASHIZI a eu à occuper la fonction de vice-présidente de la commission gouvernementale chargée chargée de la révision du Code minier. La laisser mettre en œuvre les modifications qu’elle a eues personnellement à intégrer dans ce nouveau code serait un véritable coup de pouce dans le secteur minier .
Les organisations féminines pour les droits des femmes et les ressources naturelles exigent que la date de remise et reprise entre les 2 directeurs, tel qu’indiqué par le premier Ministre Sama LUKONDE ne connaisse plus aucun report.
Au total 6 femmes représentant 6 organisations féminines étaient face à la presse composée essentiellement d’hommes.
Flore KAYALA MUKALA/CONGOPROFOND.NET