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Délestages: Qu’est-ce qui empêche la Snel d’appliquer la loi relative à l’électricité ? ( Entretien avec Justin Mobomi, chargé de suivi politique publique de CORAP)

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Au sortir de l’atelier des renforcements des capacités des journalistes sur l’accès à l’électricité organisé par la Coalition des Organisations de la société civile pour le suivi des réformes de l’action Publique(CORAP), à la salle Auspices dans la commune de Gombe, les 10 et 11 juin derniers, l’activiste Justin Mobomi a répondu à quelques questions sur la loi relative à l’électricité et sur le phénomène « délestage » qui dérange la population congolaise et kinoise en particulier .

Chaque jour, la Snel viole la loi ?

Selon Justin Mobomi, la loi étant promulguée depuis juin 2014, il faut quand même accorder du temps à la Snel pour pouvoir se mettre en ordre avec elle.  » On ne peut pas imaginer que du jour au lendemain que la Snel va se conformer à la loi. Pourquoi ? Parce si la loi dit que la tarification forfaitaire est interdite, encore faut-il donner du temps à la SNEL pour acheter des conteneurs. C’est un processus, il faut lancer d’offres… » a-t-il répondu.

Et il a encore ajouté:  » C’est vrai que quand la Snel continue de pratiquer la tarification forfaitaire, elle viole la loi mais nous sommes, nous qui suivons le secteur, sûrs que la Snel est à pied d’œuvre de pouvoir résoudre ses problèmes… »

Promulguée en 2014 qu’est-ce qui empêche la Snel de mettre en place cette loi ?

Justin Mobomi répond en ces mots:  » C’est qui empêche tout d’abord, il y a certaines dispositions de la loi qui exigent des moyens pour être appliquées et les moyens, on les budgétise, programme, on les cherche et on le mobilise. Nous sommes d’avis que n’importe qui aurait été à la place de la Snel va prendre du temps pour se mettre à la droite ligne avec la loi …. »

Quid d’une plainte contre la Snel ?

Selon l’article 122 de la loi relative à l’électricité qui stipule que « Est puni d’une servitude pénale de trois à six mois et d’une amende de 1.000.000 à 500.000.000 de Francs
congolais ou de l’une de ces peines seulement, quiconque interrompt la fourniture de l’électricité aux
consommateurs sans motif valable « , pensez-vous que si un citoyen porte plainte, la Snel sera graciée ?

Sa réponse :  » Non! C’est ce que l’on doit faire. La Snel a placé des compteurs prépayés. Normalement, toute personne qui a acheté les kilowattheures, qui a encore ces kilowattheures doit nécessairement avoir de l’énergie. Si vous êtes encore dans vos droits et vous n’avez pas l’énergie, la loi dit il faut porter plainte contre le distributeur de l’électricité . »

Au sujet des délestages, le chargé de suivi des politiques publiques de Corap a énuméré quelques raisons :

« Il y a plusieurs raisons. La mauvaise, c’est la gouvernance dans le secteur parce qu’on ne gère pas bien. L’État continue à ponctionner dans les revenus de la Snel. Cette dernière n’a pas d’argent pour entretenir son équipement. Il y a aussi la population avec des raccordements frauduleux, volant même des câbles, surtout du côté de Grand Katanga. A Kolwezi, des kilomètres des câbles sont volés. Ce sont des éléments qui ne nous aident pas à avoir d’électricité. »

Pour conclure, il a appuyé que  » la vétusté du circuit de distribution de l’énergie, datant de plusieurs années, fait que l’électricité peut être disponible mais vous ne pouvez pas l’avoir chez vous parce que les circuits qui peuvent vous aider sont dans un état de délabrement avancé… ».  » Il y a plusieurs problèmes comme je disais, notamment sont responsables L’État, la population et la Snel mais l’État est le plus grand responsable.’

Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net

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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya

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Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.

La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.

Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.

Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.

Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.

Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.

Mike Tyson Mukendi

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