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Beni: ce que la population attend du président F. Tshisekedi

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Le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, est en mission à l’est de la RDC. Depuis samedi 12 mai 2021, il séjourne en province du Nord-Kivu. Le chef de l’État y est pour compatir avec la population victime de l’éruption volcanique de Nyiragongo en ville de Goma, il ya quelques jours et s’imprégner de la mise en oeuvre de l’état de siège pour faire face à l’insécurité.

Après Goma, Félix Tshisekedi est annoncé dans la région de Beni où se vit des tueries massives et répétitives des populations civiles par la milice de forces démocratiques alliées (ADF) depuis plusieurs années.

Des attentes convergeant vers la restauration de la paix durable

« Nous voulons que le chef de l’État parvienne à restaurer la paix dans notre région. Nous souffrons énormément avec des déplacements presque chaque jour. Nous serons contents lorsqu’il va s’impliquer dans la fin complète des tueurs», a déclaré un habitant. « Nous allons d’abord entendre ce qu’il va nous dire. Nous n’avons pas beaucoup à lui demander, le souci même pour les petits enfants, c’est le retour de la paix.», a martelé un autre. Un dernier renseigne à CONGOPROFOND.NET : «La population de Beni a beaucoup souffert. On est tué chaque jour et nous en avons assez ! Nous voulons que le chef de l’État concrétise ses promesses d’en finir avec cette guerre. C’est ce que nous attendons encore…»

Cette visite de Félix Tshisekedi arrive pendant que la population du territoire de Beni est entrain d’assister encore aux violences des ADF. Malgré l’état de siège décrété par le président de la République, le 6 mai dernier, pour faire face à l’insécurité, le cycle de violence n’a pas diminué. C’est notamment dans le secteur de Rwenzori et de Beni-Mbau, où les assaillants ont déjà commis beaucoup de violences.

Cette situation est à la base de déplacements des populations qui ont abandonné leurs villages pour se concentrer dans des familles d’accueil en ville de Beni, Butembo et même dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, d’autres se sont déjà dirigés à Bunia en Ituri, même si ses alentours sont aussi dans l’ombre de l’insécurité.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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