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ESU/Kenge : un prof se fait agresser par un groupe d’étudiants pendant le cours !
Nene Novi, professeur de Gynécologie obstétrique à l’Université pédagogique nationale, a été agressée mardi, alors qu’elle donnait cours à l’Institut supérieur des techniques médicales du Kwango (ISTM MRP), à Kenge.
Selon des sources concordantes, elle a été surprise par une foule d’étudiants enragés qui ont jeté des projectiles sur elle, tout en la menaçant. Ces sources ont révélé que ces étudiants ont été mandatés par une autorité académique de l’Istm Mrp.
Jeudi soir, elle a confirmé à CONGOPROFOND.NET l’agression. « Ces étudiants m’ont hué et m’ont jeté des pierres. Heureusement, j’ai été protégée par ceux qui étaient avec moi dans l’auditoire », a-t-elle raconté.
Elle a également confirmé que les bandits ont été envoyés par les autorités académiques elles-mêmes. « Ils ont dit les noms de celui qui les a envoyés m’agresser. Je suis étonnée. Comment les mêmes personnes qui m’invitent peuvent s’arranger à me mettre mal à l’aise… »
Terrifiée par les faits, prof Nene déclare son regret : « Je viens enseigner à Kenge depuis près de 16 ans aujourd’hui. Je n’ai jamais été ainsi traitée ! ».
Prof Nene se dit sereine malgré les évènements, mais s’étonne du silence des autorités de l’Istm Marie Reine de la Paix face à ce scandale. « Personne ne m’a approchée soit pour me calmer, soit pour me rassurer et m’exprimer une quelconque sympathie ou encore présenter une expression de regret ».
Abordé au sujet de ce triste événement, le DG de l’Istm affirme qu’il n’était pas au courant de cet acte et s’en étonne. Du moins, il est rassuré du fait que le prof Néné continue à donner ses enseignements.
En effet, malgré les sentiments d’insécurité qu’elle éprouve dans une ville de Kenge qui lui montre un nouveau visage, elle continue à donner ses enseignements et compte aller jusqu’au bout.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
