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RDC: la députée Christelle Vuanga pour l’intégration des enfants vivant avec handicap dans des écoles normales

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Lors de la conférence organisée par Internews en synergie avec la coalition des Organisations des personnes handicapées, le jeudi 28 mai à la salle Sacré-cœur à Gombe, la présidente de la commission Droits de l’homme de l’Assemblée nationale, Christelle Vuanga, élue de la Funa, a évoqué la proposition de loi visant à promouvoir et à protéger les droits des personnes vivant avec handicap.

Dans son allocution, elle fait savoir qu’il y a des droits reconnus aux citoyens.  » Lorsque nous répétons que la personne vivant avec handicap à droit à la vie, ce n’est pas une exagération mais pour réaffirmer le droit parce que nous avons constaté des faits où on tue des bébés parce qu’ils sont nés avec des handicaps ou malformation et plusieurs d’autres formes de discrimination dans la société. Et nous avons commencé par réaffirmer certains droits dont celui à la vie par rapport aux personnes vivant avec handicap », a-t-elle appuyé.

Christelle Vuanga a fustigé le fait que les enfants vivant avec handicap n’étudient pas dans une même école que d’autres élèves.  » Je m’insurge en faux sur le fait qu’ils n’aillent pas tous dans une même école. Moi, je suis pour l’intégration des enfants qui vivent avec des handicaps dans des écoles normales. Ils doivent aller à l’école, étudier dans des collèges Boboto, etc., lycées Bosangani, etc. comme tous les enfants valides. Le fait de les mettre dans une école particulière, c’est ça la stigmatisation et la discrimination. Il faut qu’ils grandissent avec les enfants normaux et qu’ils comprennent qu’ils sont des personnes normales et ce serait une manière de rejeter les stéréotypes qui sont dans la société », a martelé la députée.

Parlant des infrastructures, elle a fait savoir que c’est très important de les développer au pays en tenant compte des personnes avec handicap.  » Même ma copine Sergine Rehema Gino qui vient tous les temps me voir à l’Assemblée nationale, parfois elle a du mal à faire des mouvements soit de monter et descendre, parce que quand on a bâtit cet édifice de la République, on n’a pas pensé à cette catégorie de personnes incapable d’enjamber les escaliers. Il faut réfléchir pour eux. Sous d’autres cieux, c’est une obligation, en construisant, de réfléchir sur le fait qu’il y a des personnes incapables de surmonter les escaliers », a témoigné Christelle Vuanga, précisant même que les personnes avec handicap devraient avoir leur parking exclusif de stationnement.

Puis d’ajouter:  » Lorsqu’on construit un immeuble de 7 niveaux sans ascenseur, qu’est-ce que vous pensez de cette catégorie de personnes ? Dans ces cas-là, l’État doit être un véritable modèle. Lorsqu’on obtient l’autorisation de construire, il faut respecter la place des personnes handicapées. C’est une question importante », a-t-elle conclu.

Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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