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RDC/Bukavu: réouverture annoncée de l’aéroport de Kavumu (Communiqué officiel)
Le Comité de crise, mis en place au Ministère des Transports, Voies de Communication et de Désenclavement, sous les diligences de son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, pour suivre et évaluer l’évolution de la situation aérienne découlant de l’éruption du volcan Nyiragongo, s’est réuni ce dimanche 30 mai 2021.
L’analyse des données météorologiques des aéroports et espaces aériens ainsi que du bulletin spécial du Centre de Surveillance de Toulouse renseignent que les conditions relatives à la réouverture des trafics aériens sur l’aéroport de Kavumu à Bukavu sont satisfaisantes.
En effet, le METAR, l’observation météo de « flight radar » et l’observation de Toulouse rassurent pour la reprise des activités à l’aéroport de Kavumu.
Le service attitré de la Régie des Voies Aériennes diffusera, dans les instants qui suivent, une mise à jour du NOTAM indiquant les conditions relatives à cette reprise. Toutefois, en dépit de l’évolution positive de la situation de l’aéroport de Goma, celui-ci reste sous surveillance du Comité de crise jusqu’à nouvel avis.
Fait à Kinshasa, le 30 mai 2021
Chérubin OKENDE SENGA
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
