Actualité
Ituri/Insécurité en territoire d’Irumu : Marabo et Nyakunde totalement désertés !
Le territoire d’Irumu en province de l’Ituri est menacé par des groupes armés, généralement locaux, qui tuent, pillent et incendies des maisons des paisibles citoyens.
Consécutivement à ces cas en répétition, plusieurs villages se sont vidés de ces habitants. Ceux-ci ont fui dans les milieux jugés plus sécurisés.
Se confiant à congoprofond.net, le chef de la chefferie des Andisoma révèle que sur 58 villages de sa chefferie, seuls deux restent encore habités. A en croire Jean Gaston Herabo Mangilio, il s’agit du village Ngida 1 du groupement Tulabo et Loiba Tina.
Marabo, chef lieu de la chefferie de Mobala sur la Route nationale N027, quant à lui, ne présente aucun signe de vie.

Les seules personnes qui peuvent être dans cette partie du territoire d’Irumu sont des militaires.
Notons-le, Marabo et Nyakunde respectivement les chef-lieux des chefferies de Mobala et Andisoma, ne sont pas les seuls lieux vidés de ses habitants. Cette série des villages vides s’étend sur la RN27 entre Komanda et Bunia dans le territoire d’Irumu, voire Komanda-Luna sur la Route nationale N04.
Verite JOHNSON/CONGOPROFOND.NET
Actualité
« Qu’ils viennent débattre à la télévision » : Le député John Mbonda accuse les gouverneurs militaires de faire de la politique
L’Assemblée nationale a été le théâtre d’une vive charge politique ce vendredi 15 mai. Le député national John Mbonda s’en est ouvertement pris aux gouverneurs militaires des provinces sous état de siège, qu’il accuse de délaisser leur mission sécuritaire pour s’engager dans des confrontations politiques avec des élus nationaux.
Très remonté après les récentes démarches entreprises contre le député Crispin Mbindule, l’élu du Haut-Katanga a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation des services de sécurité contre des parlementaires critiques.
Dans son intervention, John Mbonda a notamment évoqué la lettre attribuée au gouverneur militaire du Nord-Kivu sollicitant des enquêtes contre Crispin Mbindule, ainsi que la plainte déposée contre ce dernier.
« La question que nous nous demandons, est-ce qu’ils sont gouverneurs militaires ? Ils deviennent des politiciens », a lancé le député devant ses collègues.
Pour John Mbonda, les autorités militaires devraient concentrer leurs efforts sur la gestion sécuritaire des provinces sous état de siège au lieu de s’engager dans des querelles politiques.
« S’ils deviennent des politiciens, qu’ils viennent alors sur le plateau des télévisions et ouvrir des débats. Et s’ils sont là pour gérer, qu’ils se concentrent dans les tâches de gérer et non pas entrer dans le terrain politique », a-t-il martelé.
Cette déclaration relance les critiques contre le fonctionnement de l’état de siège instauré dans l’Est de la RDC, une mesure exceptionnelle censée restaurer la sécurité face aux groupes armés mais régulièrement contestée pour ses résultats mitigés et les tensions qu’elle provoque avec certains acteurs politiques.
Face à ces accusations, le bureau de l’Assemblée nationale, représenté par Christophe Mboso, a encouragé les députés à continuer d’exercer librement leur mission de contrôle parlementaire.
Au-delà du cas individuel de Crispin Mbindule, cette polémique met en lumière une fracture grandissante entre représentants élus et autorités militaires dans les provinces sous état de siège. Une situation qui ravive le débat sur l’équilibre entre impératif sécuritaire et respect des principes démocratiques en République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
