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Prix Marc-Vivien Foé 2021: le Congolais Gaël Kakuta lauréat !

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L’international Congolais Gaël Kakuta est élu meilleur joueur africain du championnat de la ligue 1 (championnat de France).

Ce Congolais de 30 ans, milieu offensif sous les couleurs du Racing Club Lens avec 11 buts, 5 passes décisives cette saison, en 34 rencontres, Gaël Kakuta a reçu le prix Marc-Vivien Foé devant Andy Delort (Montpellier HSC/Algérie) et Tino Kabewere (Olympique Lyonnais/Zimbabwe).

Avec 219 Points, il est donc le premier joueur du RC Lens et de l’équipe nationale de la République Démocratique du Congo à remporter le prix prestigieux remis par la Radio France Internationale (RFI) et France 24.  C’est depuis 2011 que ces deux médias décernent ce trophée au meilleur joueur africain de Ligue 1. Conséquemment, il porte le nom de Marc-Vivien Foé en hommage au joueur camerounais décédé le 26 juin 2003 sur la pelouse du stade de Gerland à Lyon.

Rappelons que Foé avait porté en France les couleurs du Racing Club de Lens laissant le souvenir d’un footballeur exemplaire et unanimement apprécié.

La rédaction de CONGO PROFOND. NET félicite ce digne fils du pays, l’international congolais Gaël Kakuta.

Baby Mosha/Congoprofond.net

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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